Bonjour, mon âme

Par défaut

« Nourrissez-vous votre âme ? La remarquez-vous seulement ? La guérissez-vous ou la blessez-vous ? Êtes-vous en croissance ou en déclin ? Êtes-vous en expansion ou en contraction ?
Votre âme est-elle aussi seule que votre esprit ? Est-elle même encore plus négligée ? Et quand avez-vous senti votre âme s’exprimer pour la dernière fois ? Quand avez-vous crié de joie, la dernière fois ? Quand avez-vous écrit de la poésie ? Joué de la musique ? Dansé sous la pluie ? Fait cuire une tarte ? Peint quoi que ce soit ? Réparé quelque chose de brisé ? Embrassé un enfant ? Tenu un chat devant votre visage ? Grimpé une colline ? Nagé nu ? Marché au coucher du soleil ? Joué de l’harmonica ? Parlé jusqu’à l’aube ? Fait l’amour pensant des heures… sur une plage, dans les bois ? Communié avec la nature ? Cherché Dieu ?
Quand, la dernière fois, vous êtes-vous assis dans le silence pour atteindre les parties les plus profondes de votre être ? Quand était-ce la dernière fois que vous avez dit bonjour à votre âme ? »
Conversations avec Dieu, N.D.Walsh

 

 

 

 

being far behind

En amour avec Salgado

Par défaut

Il y avait une exposition fabuleuse au Fotografiska museet de Stockholm : Sebastiao Salgado photographiant les espaces les plus intouchés de notre belle planète. Des Grands Nords Sibériens aux Forêts Tropicales, en passant par le Grand Canyon et l’Afrique. Salgado se joue des échelles, proposant pour un même sujet des vues à couper le souffle où les montagnes et les nuages prennent matière, des paysages, des portraits des Hommes, des scènes de vie, des captures animalières… Il saisit un espace dans sa globalité, il le décline avec différentes gammes d’émotions, du spectaculaire-à-couper-le-souffle à la beauté d’un regard ou d’une feuille.

Mon petit téléphone prend quelques photos souvenirs à partager, en attendant d’acheter un jour le livre de Genesis… (Ces ânes bâtés n’avaient pas de cartes postales de l’exposition. J’étais tout bonnement fumasse !)

En commençant par des images chamaniques venant du Nord Canada

2014-09-04 20.50.02

2014-09-04 20.49.54

2014-09-04 20.50.14

Et des pingouins de l’Antartique

2014-09-06 08.54.05

Plongeons nous au coeur des tropiques…

2014-09-04 20.26.29

2014-09-04 20.47.44

2014-09-04 20.47.56

  2014-09-04 20.48.05    2014-09-06 08.54.01

Pour finir en Afrique…

2014-09-06 08.54.45

Je sens piètre ex-géographe ne sachant plus quelles photos appartiennent à quel pays… Il ne s’agit plus d’un voyage de kilomètres, mais ici un voyage qui écarquille les yeux et les émotions…

Une drôle de dictée

Par défaut

Je donne aussi des cours particuliers de français, et j’aime prendre le temps de créer le contenu de mes sessions. Les adapter parfaitement aux besoins de me élèves, et m’amuser un peu aussi…

Voici le texte de dictée à préparer de la plus grande la semaine dernière. Si je la laissais faire, il n’y en aurait que pour les « One Direction », je préfère la poésie absurde des allitérations en S…

 

dictée zoéFinalement elle l’a apprise par cœur et l’a déclamée devant son père faisait de yeux ronds…

Quelques dessins

Par défaut
Hum, ce dessin était au départ une réminiscence des expériences spirituelles de l'été. En le montrant à une amie, elle y voit deux vagins de femmes qui font l'amour. Ce n'était pas du tout la vision première mais voilà, ce dessin est devenu "les deux vagins" !

Hum, ce dessin était au départ une réminiscence des expériences spirituelles de l’été. En le montrant à une amie, elle y voit deux vagins de femmes qui font l’amour. Ce n’était pas du tout la vision première mais voilà, ce dessin est devenu « les deux vagins » !

Well, me voilà oscillante entre joie de vivre et angoisse ravageuse, enter les deux mon quotidien balance... Je parviens malgré tout à fleurir.

Well, me voilà oscillante entre joie de vivre et angoisse ravageuse, entre les deux mon quotidien balance… Je parviens malgré tout à fleurir.

Dans la foulé du précédent... Un peu paumée ? Oui c'est possible...

Dans la foulé du précédent…
Un peu paumée ? Oui c’est possible…

La rondeur de la sieste

Par défaut

Je relis dans dans le doux cahot du tramway les douceurs de La première gorgée de bière et autres minuscules plaisirs de Philippe Delerm. Ce sont de petits gâteau tchèques de Noël, sucrés, que l’on mange un à un. Ils éveillent une délicate sensation de l’instant, presque plus forte que dans les récits de Pleine Conscience, qui rendraient la vaisselle un moment d’exception.

La rondeur de la sieste

« Après manger je fais la sieste. » Décision radicale avec déjà du sommeil dans les lèvres. Ce n’est pas un souhait, une vue de l’esprit ou une suggestion coquine ; c’est un appel du corps, des yeux déjà lourds et des idées engourdies. C’est une aspiration à l’horizontale au milieu de la journée. Il y a un plaisir pas tout à fait coupable à s’allonger quand on pourrait s’activer.
Déjeuner englouti à la hâte, il est rorboratif et restera sur l’estomac. Pas le temps pour un dessert, il s’agit de parer au plus pressé : l’appel du lit par la porte entre ouverte. Le soleil se dépose en carré sur les draps tirés, et je n’irai pas me promener. Le plaisir est encore plus prononcé que par pluie ou tempête de neige. Il y a une frivole résistance à s’extraire de l’obligation de sortie par beau temps, à préferer la traversée en mer de paresse dans le navire de mes draps à rayure.
Il y a un plaisir pas tout à fait coupable à se dénuder, à moitié se déshabiller, ne garder que le nécessaire de ses vêtements du jour pour n’avoir ni trop chaud, ni trop froid, se passer de pyjama.Le lit a été fait, les draps sont ronds sur la couette. S’y glisser comme un oreiller supplémentaire, sans briser l’harmonie paisible, sans faire de vague. Couchée en chien de fusil, enlaçant un coussin, tout juste bien. Une sensation de rondeur délassante sur l’oreiller, le corps qui s’affaisse à la surprise si désirée de l’horizontalité. C’est juste assez des bruits de la vie et de la ville pour s’y soustraire, et passer de l’autre côté, se laissant bercer. Je ne dors pas, ou peut être que si, peut-être suis-je en train de rêver que je suis si détendue, si reposée au creux des mes draps. Les yeux fermés, ce moment de sieste est avec et sans sommeil à la fois. Une idée folle me traverse « me voilà reposée, peut-être pourrais-je me lever ». Un mouvement de rêve général résiste, immobile. C’est là que je tombe vraiment endormie. Il n’y a plus de temps ni de son, juste la torpeur comme une vague profonde qui berce les fonds de l’océan. Marat viendra me secouer, cela fait quarante minutes que tu dors, ne veux-tu pas te lever ? Déjà, oui pourquoi pas. Je suis une femme neuve qui fait le chat, la bouche pâteuse, avec une envie d’eau et de chocolat. J’ai bien dormi, avec le  plaisir comme une bulle qui prend corps, j’ai des mots de rondeur au bord des lèvres. Une parfaite plénitude d’un intense instant. Le temps s’est étiré et délié le moment d’une sieste. A présent je peux me lever.