Panique marsienne

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(à lire avec une voix de M. Loyal à la Foire du Trône)
(parce que c’est du second degré, au moins)

Quel Mars ! Dieux de la guerre, chaos, désordre et larmes ! Intempéries en tout genre et grincements de dents…

Le pétage de plomb annuel a pris un mois de retard et je me le suis en pleine face comme une marée d’équinoxe[1]. Surprise surprise, j’ai frôlé la folie, ai failli me noyer dans mes larmes d’angoisse et suis devenue presque chauve…

Alors voici le grand œuvre de Mars : la folie marsienne. Non, ce ne sont pas de petits bonshommes verts qui attaquent, ce n’est pas notre ami le marsupilami qui vient nous faire des câlins ou festoyer de piranhas. C’est une folie surréaliste où Dalì n’est pas muet[2], où le temps jongle et se mue en spectacle hypnotisant : des rayons cosmiques nous vident le crâne et l’on s’en prend plein la pomme (à défaut de la poire). Il n’y aura plus que des bulles qui me sortiront des neurones pour que ma tête prenne enfin les dimensions de l’univers[3].

Je vous laisse jeter un coup d’œil à mon épisode de folie douce… Au départ je n’avais pour inspiration qu’un gouffre noir. C’est déjà un peu mieux non ?
Sublimons ! Sublimons !

folie marsienne

[1] Pourquoi vis-je au bord d’une baignoire appelée la Baltique ? La marée me manque terriblement… je ne suis pas une chasseuse émérite de coquillages mais son va-et-vient me sert de respiration. Jétouuuuffe ! (Quoi ? Quoi ? Grandiloquente ? Ah peine.)

[2] D’ailleurs le chien qui louche (au passage, jetez vous sur la BD de Davodeau, elle est magnifique !) a été détourné d’une publicité l’institut Cervantès de Stockholm… Les publicités du métro sont ma nourriture artistique !

[3] Revoyez mes classiques : Un roi sans divertissement de Giono

Balade en mer salée (edit)

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Le printemps est chez moi fort aqueux.
Printemps montée de sève et bourgeons éclos ?
Que nenni.
Printemps montée de stress et bouquet de nerfs.
J’arrose copieusement mes frustrations CNEDiennes, mes tensions mathématiques et mes capillotractages grammairissimes. Il n’y a que des week-ends qui n’en sont point et qui labourent le crâne, qui écorchent la joie de vivre et me transforment en fontaine aux mille larmes le soir venu. Le lit de ma rivière s’étale en mer et creuse ta terre en fosses mariannesques où la vie se propage…
Quel Océan salé !
Oh la belle biodiversité !

 Hope?

 

 

Je redescends de mes grands chevaux pour simplement partager qu’il a des moments qui ne vont pas fort en cette saison. Ça ira mieux cet été quand la saison des concours sera achevée et que j’aurai obtenu concours et poste à Stockholm pour la rentrée (oui, j’y crois !). Alors, je redeviendrai sociale et charmante, je bouquinerai à n’en plus finir sous le soleil au bord des lacs…

En juillet ça ira mieux.

My punk is not dead – ode printanière

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Il me tardait de retrouver couleurs et pinceau. D’autant plus que le nouveau catalogue de Gudrun était arrivé et que, si certaines tenues me font rêver, certaines images m’enchantent encore plus !

Et puis ce cygne que j’avais capturé dans le métro… A la faveur du déménagement, je me suis replongée dans tout le matériel accumulé en vue de collages, sans rien jeter évidement.

Un vendredi soir que j’avais passé une intense semaine, il a bien fallu me rendre à l’évidence : il fallait que je me lance !

Donc voilà, que les couleurs sont ressorties de leur tiroir et les papiers découpés ont envahi la maison…

Et Dieux que ça fait du bien !!!

my punk's not dead

Soit dit en passage, entre punk, thérière et parapluie, il y a un côté très british à ce collage…

Même si au fond, il célèbre une énergie nouvelle et créatrice très printanière !
Et oui, car ici en Suède, le printemps commence très officiellement le 1er mars, et l’été le 1 juin et ainsi de suite…
Pour une fois que le printemps est en avance !

 

Une tronche de Carnaval

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Une de mes joies de jeune maîtresse, fut de célébrer le carnaval avec mes p’tits élèves
(parce que j’ai aussi des grands, à un an près, c’est un océan !).

Fidèle à moi même,
j’ai joué la carte provoc’ histoire de casser
un peu une image trop soignée
et perdre le peu de crédibilité qui me reste.

Parlons en.

Commentaire des collègues à ce sujet me voyant de bon matin débarquer au tram :
« tu n’as pas peur de perdre ta crédibilité face à tes élèves ? »
Euhhhh, comment dire… En fait, j’ai surtout pensé en effet à surprendre mon monde et faire marrer la galerie !
Ma crédibilité ? Ce mot ne m’est pas venu à l’esprit depuis un bail.
Etre à l’aise dans mes baskets, avoir une relation de confiance, faire le mariole ou les gros yeux suivant le contexte…
Je ne me sens pas de me cacher derrière un grand costume de professeur pour m’imposer face à mes classes…
Et c’est pas mal de se rendre compte de ça, cela met du baume au coeur et oui-oui-oui, p’être ben qu’j’ai trouvé un métier où je vaux quelque chose !

Donc ce costume ?

Pour être honnête, j’ai failli m’habiller en patineuse artistique…
Une copine allait me prêter la tenue, j’ai les patins blancs avec les strass-qui-brillent…
Cela aurait tellement plu à mes petites chéries toutes de rose vêtues !

Et puis en fait non.

Ouaich ma gueule !

Ouaich ma gueule !

Comme dirait le mini-Verchaillais de ma classe, « Oh mais t’es une racaille maîtresse ! Moi j’veux pas d’une racaille comme maîtresse ! »

2015-02-18 21.44.59

Essayage la vieille au soir, bonjour le double menton, oui, j’ai une chemise, non elle ne fait pas partie du costume !

Et ouiiiiii ! Merci les copines pour le one-piece, les bloucles d’oreille, la belle casquette !!!!!

Je me suis maquillée comme une voiture volée de 14 ans le matin même.
K en a eu un fou-rire…

La voiture volée

La voiture volée

Dans le contexte des cartons ;  portrait à la courge…
Je vous laisse admirer la finesse de la pose,
A écouter avec ma Benz de NTM en fond sonore…

La vieille caillera !

La vieille caillera !

En classe ça a été toute une autre affaire…  J’avais pour idée de faire classe normalement et ça a été le plus grand échec de ma petite carrière ! Les gamins étaient certes scotchés par le costume et l’attitude,  on a rapé la poésie (du Verlaine !) et fait des tags au tableau avec le programme de la journée… Sauf qu’aucun autre prof de faisait classe, leurs élèves regardaient des dessins animés ou jouaient à des jeux de société. J’avais l’air fine avec ma leçon de vocabulaire quand les CP ont débarqué dans la classe en dansant. Après j’ai eu le droit à un magnifique « On veut pas travailler, on veut pas travailler » pendant 10min…. Alors on a fait de l’art plastique et tout le monde était très content !!
On a fini des projets, j’ai tiré le portrait de tous mes gamins, et ils les ont décoré pour le carnaval… Si vous aviez vu le joyeux bazar de paillettes, de plumes de papier qui brille, de papier de soie, de strass qui a explosé dans la classe, vous auriez été aussi heureux que mes gamins ! J’ai pris le temps de faire le mien avec des restes de bazar quand je suis parvenu à les mettre dehors pour la récré.

tronche de carnaval

Oui, je me suis la joué duck-face toute la journée, et alors ? Ça fait partie du jeux !
Néanmoins, le premier qui m’y reprend à le droit de me coudre la bouche !

Puiskon-y-est-et-kon-y-reste

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J’ai envie de vous montrer notre nouveau chez-nous, celui là même qui est là pour durer, pourvu que le K ne change pas d’avis…

Tout n’est pas encore au point, des histoires de baleines à encadrer et accrocher, tapis en feutre et tenture brodée, gigantesques, à rapporter du Kirghizistan, des murs et des placards à repeindre, une gentille-colloc qui arrive bientôt dont il faut meubler la chambre…

En attendant, voici à quoi ça ressemble par chez nous, quand c’est rangé !

 

Avec mon téléphone intelligent, j'arrive presque à faire un panoramix !

Avec mon téléphone intelligent, j’arrive presque à faire un panoramix !

Dans les coins et les détails, ça donne un peut comme ça…

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Dans la vraie vie on a depuis rajouté tentures et tableaux au mur…

Et puiskon-y-est-et-kon-y-reste-diantre, j’ai passé un coup de pinceau salvateur sur les placards gris-déprime… du jaune-bonne-humeur pour la chambre à coucher, et du rose-bonne-mine pour l’entrée.

le jaune-bonne-humeur

le jaune-bonne-humeur

le rose qui était tellement pâle que j'ai fichu un coup d'acrylique dedans pour lui donner un peu de substance pour la deuxième couche !

Le rose était tellement pâle que j’ai fichu un coup d’acrylique dedans pour lui donner un peu de substance pour la deuxième couche !

Par contre les portes et les plaintes ont encore et toujours cinquante nuances de gris… De quelle couleur les peindre ?

Pour le déménagement et le coup de peinture, nous avons reçu de l’aide du cousinou de K qui est Erasmus en Suède. Ce fut pour moi une extension des échanges de services entre cousins qui retapent leur chez-eux (Coucou les chéris Angoulême et Angers!)… Un air de famille qui s’étend et se propage. Quelle probabilité pour qu’un Kirghize vivant à Istanbul vienne repeindre les placards de sa belle-cousine française à Stockholm ? La vie est un miracle !
Et puis j’ai encore des murs et des placards à repeindre si l’envie vous prend (des meubles à poncer et revernir aussi…)