Baleine sur canapé : famille en construction

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Il y a des nuits créatives, les nuits de lunes le plus souvent, des nuits où je ne suis pas insomniaque mais où j’ai le bout des doigts qui me démange. Les étoiles éclairent la nuit noire, et mon ventre est en paix.

J’ai l’impression de voler cette nuit à la douleur qui m’a rendue et me rend encore chèvre. J’ai l’impression de voler cette nuit aux nuits à venir à bercer la petite et à être maman-patiente-et-aimante avant d’être artiste et créative.

A ce stade de ma jolie vie, j’admets que la perspective de l’accouchement me prend beaucoup d’espace mental. Je vis non pas une appréhension inquiète mais une forme d’attente d’une première expérience tout autant unique qu’inéluctable. Je me demande à quoi elle ressemblera, quelles seront mes réactions, quelles sont les ressources insoupçonnées que je déploierai pour donner la vie et enfin rencontrer notre fille !

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Bref, dans ce collage j’avais besoin de cette forte femme au centre. Une inspiration de Frida Kahlo, ça me poursuit ! Et puis le poussin est venu, les matriochka et les hérissons… Tout comme un rêve éveillé, les images viennent à moi au fil des pages des magazines (Merci Flow et Gudrun et l’école des loisirs !) et s’organisent intuitivement… Oh certes on y retrouve aussi mes deux amours, une baleine d’amour, un soleil… Le tout est onirique, libre d’interprétation !
Comme je ne suis pas partie d’un citation inspirante, je suis un peu coincée pour le titre, ça pourrait être quelque chose comme « under-construction family » ou « famille en construction »…

 

Baleine sur canapé : mes deux amours

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C’est étrange comme j’aurai pu croire que le fait d’avoir tant de temps devant moi depuis septembre m’aurait rendu plus encline à user et abuser de ma créativité autre que couturière. Finalement, je ne suis pas Frida Kahlo et je n’ai pas su transformer mon canapé en atelier. Il faut dire que les collages avec les bouts de papiers qui volent de partout ne se prêtent guère à ce genre d’exercice sans une logistique avancée. Lire la suite

Baleine sur canapé : avant ou après Noël ?

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Chère famille, chers amis,

J’espère que vous allez bien et que l’Avent est un doux moment… L’étoile de l’Avent est à la fenêtre et je m’apprête à décorer l’appartement tout doucement… Je commence à réfléchir au menu de Noël et ai déjà baffré dégusté quelques pâtisseries au safran faites maison. J’ai même une super série de thé de Noël, un délice !

Selon les suédois, j’ai encore un mois de canapé avant la naissance, selon les français un mois et demi. Lire la suite

Grossesse sur canapé : Drama-drama, Acte 2, scène 3

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Au cœur de la nuit du jeudi 17 novembre au vendredi 18 novembre, la fin

Au pire, eh bien je serai sans emploi. Au pire, j’aurai peut-être le chômage ou le minimum social le temps de la première année de vie de ma fille. Eh bien, on se débrouillera et on sera heureux. D’où le petit poème publié précédemment en intermède entre les deux Actes. Parce que la pauvre minette a dû baigner dans un drôle de mélange d’hormones de détresse, d’angoisse et de colère cet après-midi. Et ce n’est pas de sa faute. Ni de la mienne. C’est la vie, c’est tout. Parce qu’un job, même si c’était le job de rêve, ce n’est qu’un job. Et je dompterai ma peur de manquer tout autant que mes goûts de luxe (fichue parisienne snobinarde !). Et nous nous concentrerons sur toutes les merveilles de l’instant présent et des quatre saisons. Parce que nous avons un toit et un nouveau chauffage, et une baignoire et même… une machine à laver (vous ne pourrez l’ignorer celle là, elle n’est pas encore connectée ni à l’eau ni à l’électricité mais ça ne saurait tarder). Parce que nous aurons assez à manger, à nous vêtir et à aimer. Parce que nous sommes une famille unie, parce que nous avons des familles aimantes et des amis formidables. Et que finalement, c’est surtout ça qui compte.

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout de cet acte.

Voilà de quoi aider à retrouver un tantinet de calme et me redonner le sourire :

Voilà de quoi nourrir mon optimisme :

Et enfin une citation tirée d’un livre que K et moi affectionnons tout particulièrement :

Par-dessus bord l’encombrement mon frère ! Que l’esquif de ta vie soit léger, qu’il porte seulement le nécessaire, un logis accueillant et des plaisirs simples, un ou deux amis dignes de ce nom, un être que tu aimes et qui t’aime, un chat, un chien, une pipe ou deux, de quoi manger et de quoi te vêtir à ta suffisance, et un peu plus qu’assez à boire, car la soif est une chose à éviter.

C’est tiré de Trois hommes dans un bateau,
de Jérôme K. Jérôme,
et je suis au regret de vous dire que ça sonne bien mieux en anglais !

Grossesse sur canapé : Drama drama, Acte 2, scène 2

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Au cœur de la nuit du jeudi 17 novembre au vendredi 18 novembre, la suite

A trois heures quatre du matin, il me semble avoir plusieurs cartes à jouer. La première serait de proposer que ma période d’essai reprenne quand je reprends le travail à l’issu de mon congé maternité. Grande naïve que je suis, je pense bien que proposer à mon employeur de me juger sur mes compétences plutôt que sur mon absence peut-être un bon compromis. Pourtant j’ai reçu une lettre officielle signée du proviseur. Quelle est ma marge de manœuvre pour faire valoir ce qui me semble être de la justice et du bon sens ? Lire la suite

Grossesse sur canapé : Drama-drama, Acte 2, scène 1.

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Au cœur de la nuit du jeudi 17 novembre au vendredi 18 novembre.

A deux heures neuf du matin, ce qui fait le plus mal, c’est la main que j’ai ébouillantée en voulant remplir une bouillotte, dans l’espoir de calmer les douleurs de mon ventre. Il est tellement dur que le moindre mouvement de bébé est encore plus douloureux. Au moins ma baleinette bouge, au moins ma cervelle pense à autre chose. Mes phalanges rouges-écrevisse et la petite peau toute tendre entre les doigts sont un gouffre de sensations. Je me prends à repenser à l’article de Causette sur ces femmes kurdes qui s’immolent au kérosène dans leur cuisine, et je relativise sacrément dans la vie… Lire la suite

Des premières fois

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Depuis le mois de juillet, j’ai trente ans. Et ce n’est pas si terrible que ça. Couvant mon premier marmot (le bonheur), un CDI (en théorie) dans mon école de rêve, un K-parfait-d’amour, une famille et des amis en or-massif-qui brille, une vie riche et bien remplie…
Je me suis amusée des listes de toutes les choses à faire avant l’âge de 30 ans que l’on trouve sur le Net  Lire la suite