Decembre a Rome 2

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Jeudi 16 decembre

Il y en a pour qui le Saint du Saint est le Vatican. D’autres pour qui c’est la FAO… Eh bien j’appartiens à cette deuxième catégorie de la population. La FAO (Food and Agriculture Organization, http://www.fao.org/about/fr/) est une grosse agence de l’ONU qui s’occupe de nourriture et d’agriculture et par conséquent de développement. Ils travaillent aussi bien sur les OGM (les Organismes Génétiquement Modifiés) ou le changement climatique que sur la sécurité alimentaire ou la gestion de l’eau. Leur plus grand combat est celui de la faim dans le monde (http://www.1billionhungry.org/). Pour moi qui parle d’agriculture, de pauvreté, de modes de vie, c’est une source immense d’inspiration et de données. Au fur et a mesure de mes études, je me suis dit que c’es Là que je souhaitais travailler. A présent mon fiancé y travaille pendant que je poursuis mon doctorat, la vie n’est pas ingrate… J’espère y travailler dans quelques dizaines d’années, lorsque j’aurai plus de bouteille, plus d’expérience. Je suis rentrée dans la FAO presque comme dans un moulin, les gardiens se font avoir par le sourire d’une jolie fille, ils ne prennent pas même la peine de regarder le scan de mon sac ! Reste trouver ou s’asseoir pour travailler – car je ne suis pas non plus en vacances hélas. Il serait vraiment étrange que je m’installe dans le même bureau que K, face au « big boss », cela pourrait être embarrassant. Je me suis donc retranchée dans la bibliothèque de la FAO. Rat de bibliothèque, on ne se refait pas… En théorie, la bibliothèque n’est ouverte au public que deux jours par semaine, et encore moyennant finances. Mais personne ne me demande si je suis « public » et je me suis tranquillement installée dans un coin bien éclairé. La bibliothèque est peut-être le seul bâtiment moderne de la FAO. J’ai l’impression que Rome dans son entier est un peu décrépie… Ici, les ascenseurs (avec de la moquette marron sur les murs) ne vont pas au dernier étage et les bureaux nous projettent quelques dizaines d’années en arrière. Moi qui imaginais un siège ultra moderne comme celui d’une grande compagnie privée, je reviens de loin ! Mais le cadre est exceptionnel, c’est un grand bâtiment d’architecture Mussolinienne, à deux pas du Colisée, en face des thermes de Caracalla, dans le quartier de l’Aventin. La vue depuis la terrasse du dernier étage est à couper le souffle (d’autant plus qu’il y avait grand vent !).

(au second plan les thermes de Caracalla et a l’arrière la Piazza Venezia)

Journée studieuse donc, au chaud à la bibliothèque. Mais fin d’après-midi touristique. Nous entamons notre tour de Rome par la Piazza Venezia : Néo Classique à souhait, monument grandiose (ou grandiloquent ?) à la gloire de Victor-Emmanuel ; blanc, trop blanc par rapport aux teintes ocres de la ville, comme une verroterie au milieu des vieilles pierres. C’est comme si Victor-Emmanuel disait, « détestez-moi pour des siècles et siècles, mais ne m’oubliez pas ! » Rome sera grandiose ou ne sera pas !

J’ai aussi visite ma première église baroque Romaine, quel bonheur ! J’adore ces myriades de détails, les bas-reliefs en stucs, les marbres de toutes les couleurs, les sculptures aux grands drapés de pierre, un aspect dramatique complètement surchargé, excessif, s’approchant du splendide.

Puis nous avons déambulé dans les ruelles de la vieille ville, nous nous sommes arrêtés dans moult Églises – mais l’émotion ne fut pas aussi intense que la première fois. Je me suis laissée conduire par Marat qui fait un guide merveilleux (il connaît le dédale plus que l’histoire, chaque chose en son temps). Au détour d’une rue nous avons débouché sur le Panthéon. C’est en m’approchant que j’ai été surprise par sa splendeur, c’est en y entrant que j’ai pris conscience de la taille du monument… Rome est un entassement, une accumulation d’époques, et le Panthéon en est un parfait exemple. Les Dieux gréco-romains se sont fait doublés par le christianisme, des mégalos de l’époque classique y on installe leur tombeau de marbre noir (Victor-Emmanuel, toujours le même)…

Je n’ai pas pris le cliche de l’extérieur, car les photos de nuit sont vraiment moches, mais j’ai adore voir, derrière le Panthéon, une colonne a chapiteau corinthien (c’est pour dire que j’ai lu le guide, en gros c’est une colonne avec des tralalas en haut) a laquelle était superposé un autre chapiteau bien plus sobre, avec encore un autre style (toscan ou dorique ?), derrière la colonne, le stuc (j’ai toujours envie de dire stupre, mais ce n’est pas la même chose !) était tombe et révélait un mur de brique dont les arches avaient été comblées. Tant d’histoire sur une si petite surface !

J’aime aussi et surtout les milles petites boutiques de tailleurs… nous avons même croisé un barbier ! Vous allez prendre cela pour une obsession, mais moi ça me fait penser au Parrain !

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