Décembre à Rome, 4

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samedi 18 décembre 2010

Après une nuit ou nous avons dormi sous cinq tonnes au moins de couverture mais ou nous n’avons pas eu froid… Journée touristique, ce n’est pas trop tôt !

Pour que je m’y retrouve – et vous aussi, cette journée est divisée en grandes étapes a travers la Ville Éternelle

1.     The sacred area of largo Argentina et ses chats

Juste comme ça, à la sortie du Tramway, nous tombons sur des vieilles pierres,  c’est « l’area sacra del largo Argentina ». Un champs de ruine, quelques colonnes au milieu de la ville, paradis des chats urbains, gras et se dorant au soleil. Des temples superposés les uns sur les autres, depuis le Vème siècle av. JC jusqu’à la période de l’Empire, vestiges d’un quartier animé dont les seuls habitants sont les dizaines matous vivant en toute tranquillité.

2.     Piazza Navona

Après quelques minutes de marche, le nez en l’air profitant du soleil, je tombe en extase. J’avais lu les descriptifs de la Piazza Navona, les sculptures du Bernin et le palais dessiné par Borromini.

a. La fontaine des quatre fleuves

J’étais impatiente de rencontrer leurs œuvres, comme on rencontre une personne dont on a tant entendu parler. Mais les guides et les portraits ne peuvent anticiper les émotions d’une rencontre, d’un coup de foudre. La Piazza était occupée par les touristes et les forains mais qu’importe, la fontaine des Fleuves du Bernin accroche le regard ; les personnifications des 4 fleuves des 4 continents gesticulent, en équilibre sur des amoncellements de roches, et pourtant un obélisque se dresse, insensible aux contorsions chancelantes de son socle…

b. La fontaine de Jupiter

De l’autre cote de la place, la fontaine de Jupiter ; quand on est tombé amoureux de celle des Quatre Fleuves, si imposante, celle si paraît bien gentille, calme, si classique qu’elle pourrait être ennuyeuse… Mais un rayon de soleil vient lécher la pierre et réveille les cambrures des corps sculptés…

c. La fontaine des Maures

Celle la n’a pas eu droit au rayon de soleil qui lui aurait donné vie. La fontaine des quatre fleuves est bien cruelle : sa splendeur écrase toute autre, elle ne supporte aucune compétition.

1.     Palazo Massimo

A l’extrémité de la Piazza Navona, le guide nous emmène dans une ruelle qui nous surprend. Les yeux pleins de sculptures, nous avons un peu de peine a distinguer les peintures murales qui couvrent ce palais tout décrépi qui décevrait n’importe quelle princesse… Mais tout de même, ces peintures, estompées par le temps un peu à l’écart du tumulte avaient une sorte de charme qui me laisse encore rêveuse…

2.     Miam-miam ?

Nous avons déjeuné d’une pizza sur le pouce, puis nous sommes désaltéré à la fontaine. Rome est capitale de la pizza italienne, mais pas dans les infâmes bouis-bouis pour touristes ; ici il s’agit de se sustenter plus que de déguster. Mais c’est le ventre lourd de médiocres pizzas et surtout de « supli » que nous reprenons nos pérégrinations. Savez-vous ce que sont les suplis ? Haha ! Ce sont des « trucs » (quel talent descriptif !) fris, fais de riz avec de la mozarella  en leur centre et maintenu par une (plus ou moins) fine couche de chapelure. Infâme et délicieux tout à la fois, roboratif pour sur !

3.     Palacio del cancelliera – premier cloître, c’est un peu le Vatican !

A posteriori, ce cloître n’avait rien d’extraordinaire, mais comme il est de la propriété du Vatican, ça nous a fait glousser bêtement. D’abord, c’était notre premier cloître romain, et puis le Vatican, c’est comme quelque chose d’impressionnant, on a tous deux beau être de sacrés impies, le Vatican garde une symbolique de pouvoir qui n’est pas anodine. Rien de spécial en fait… Tout n’est pas splendide a Rome, même si au beau milieu du Sahel il nous aurait fait beaucoup d’effet !

4.     Vieilles briques aux abords de Santa Maria della Pace, antico Cafe della Pace

Je ne sais pas pourquoi les petites rues doivent toujours être des dédales, mais les clichés ont la peau dure ma brave dame… En tout cas, dès que l’on s’éloigne des grandes places très majestueuses avec leurs beaux palais (ma parole, je reste obnubilée par la piazza Navona), l’atmosphère se fait plus intime, les pavés se désolidarisent, les façades ont l’air toutes ridées. Et il y a toujours un chef d’œuvre a portée d’œil…

5.     Entrevue avec les Sybilles inspirées par les anges, de Raphael

Par exemple, une église, notre précieux guide nous dit que… Raphaël ! Les Sibylles ! Evidement, l’Eglise est fermée, et puis nous n’avons pas franchement envie de s’enfermer dans le musée adjacent par ce beau soleil. Une gentille guichetière nous dit que, si nous montons par le cloitre, en face de la boutique de souvenir, il faut rentrer dans le café (mon Dieu qu’il était chic et cosy ! Un petit coin de tranquillité charmant), le traverser, et regarder à la fenêtre et la… tadam ! Vue imprenable dans l’Eglise et… la peinture des Sibylles inspirées par les anges ! K et moi, le nez collé à la fenêtre, avec la sensation d’un moment unique, privilégié. On s’arrête presque de respirer, concentres à goûter cet instant exceptionnel, l’imprimer au plus profond de notre être…

6.     Portraits au cloître

Et pour garder un souvenir, nous ne faisons pas de photos de la peinture (ça n’aurait jamais été à la hauteur de nos impressions !) mais de nos trombines, histoire de fixer le bonheur sur les visages… ces portraits iront dans l’album photo familial !

7.     Via della maschera d’oro, façades gravées et peintes de fresques

La façade n’était même plus ridée, elle était comme momifiée, comme un trésor des pharaons conservé pendant mille et mille ans. On cherche le site, des fresques sur des murs, je veux bien mais ou ? Patience petit scarabée, ouvre les yeux et tais toi. Bon d’accord en fait, elles sont tellement supra vieilles, tellement fondues dans le paysage, qu’elles en passeraient presque inaperçues. Mais si ! La !  Whaou, c’est trop beau tellement vieux, mais conservé ; pendant toutes ces années il n’y a pas eu un crétin pour faire un graffiti ou passer un coup de peinture ! La race des humains n’est pas si terrible…

8.     On revient sur le Panthéon

…et le Panthéon de jour, c’est pas mal aussi ! Mais v’la les touristes ! C’était plus tranquille a la tombée de la nuit !

9.     Splendeur et décadence de la fontaine de Trevi

Non je n’ai pas encore vu la « Dolce Vita », mais cela ne m’a pas empêché de tomber sous le charme de la Fontaine de Trevi. Les touristes sont en masse, nombreux, grouillent presque. Mais le monument est si imposant que vite on fait abstraction des touristes et l’on se laisse emporter par la scène. Encore une fois, c’est d’un chaos de rochers que s’emportent des chevaux qui semblent s’échapper de la fontaine. Les hommes, pourtant des bonshommes fichtrement costauds, semblent dépassés par la force des animaux et sont comme embourbés dans la pierre. L’eau s’écoule comme un torrent, ouvre les portes d’un ailleurs presque mythologique.

K et moi ne jouons pas les touristes a moitié et sacrifions quelques centimes d’euros pour lancer 2 pièces chacun par dessus notre épaule, dans le bassin : la première pour souhaiter revenir et la deuxième pour faire un vœux (qui se réalise, mais vous ne saurez pas quoi ! hin hin hin).

10. Piazza Venezia by day

Nous repassons devant la Piazza Venetia (vous vous souvenez, le grand truc blanc très imposant et prétentieux que j’avais vu dans les premiers jours0 qui est le début d’une rue très commerçante. De jour, c’est la foule des italiens qui encombrent les rues. Diantre, c’est bientôt Noël et les hordes de consommateurs enragés battent le pavé (le pauvre), on se sait vers quoi se meut cette foule, mais elle a la carte bleue entre les dents et l’œil déterminé. Je n’ose imaginer l’ouverture des soldes…

11. Eglise chiesa del Gesu

Nous nous soustrayons a la foule en furie (j’exagère légèrement) pour nous rendre dans ce qui est décrite comme l’une des plus belles églises baroques de Rome. Hélas, lorsque nous entrons, le soleil a sérieusement commencé à décliner et l’Eglise est sombre. On la devine somptueuse, mais pour être franc, on y voit goutte. Une bonne résolution de prise : on reviendra la, un jour par une grande après-midi printanière, quand le soleil n’en pourra plus de briller pour dire que l’hiver est vraiment vraiment définitivement fini (jusqu’à la prochaine fois)…

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