Décembre à Rome, 5

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Dimanche 19 décembre 2010

Nous savions dès le réveil qu’il serait difficile d’égaler la journée d’hier. Alors nous nous sommes retranchés sur des valeurs sûres : Le Colisée ne pouvait pas nous décevoir. Une fois dans le bus, nous avons commencé a élaborer nos projets de visite pour les mois à venir. Puis nous nous sommes dit, autant continuer à creuser la manne Baroque qui nous plaît tant ! Le Colisée attendra bien le printemps ! Alors nous sommes allés rendre visite a Saint Jean, de la Basilique de Saint Jean de Latran. Quelle Eglise surprenante ! Nous n’avons pas eu le bonheur d’une belle lumière ce jour la – ni de lumière tout court à dire vrai – mais en descendant du bus et en s’approchant, nous sommes restés impressionnés par ce bâtiment majestueux.

quand je vous dit qu'il faisait moche !

De l’intérieur, il ne ressemble en rien a ce que nous avions vu auparavant. C’est tout bonnement immense, très vide, avec un plus très peu de touristes, ce qui renforce cette impression. La hauteur sous plafond est époustouflante. Les piliers de la contre-réforme (c’est à dire pré-baroque) sont plats et sembles être coupes net par cet immense plafond plat, lui même décoré de blasons des Papes et seigneurs. Entre ces grandes colonnes, se tiennent les douze apôtres, majestueux dans leurs grands drapés si baroque, et pourtant très austères.

En sortant de Saint Giovanni, nous sommes un peu claqués et ne savons pas trop quoi faire, avec quoi continuer. Nous sommes bien tenté de rentrer au chaud à la maison, mais nous savons pertinemment que si jamais nous rentrons nous nous endormirons comme deux loques et notre temps à Rome est trop précieux pour cela ! La ville est peut-être éternelle mais nous pas. Puisqu’il fait moche, nous décidons de nous rendre au Musée de Palais Doria Pamphili qui a une splendide collection baroque. Evidement nous ne sommes pas montés dans le bon bus, et avons atterri dans la direction opposée. Pas la peine d’insister, le temps de faire le trajet en sens inverse, le musée fermera ces portes. Ne nous laissons pas abattre, K connaît une excellente pizzeria dans le coin, réputée parmi les stagiaires de la FAO pour ses… pizzas au nutella ! Voilà de quoi motiver les troupes qui marchent sans faiblir dans un quartier un peu moche et particulièrement crasseux mais  tant pis, s’il y a une pizza nutella a la clef, ca en vaut la peine ! Eh flûte. Nous sommes dimanche, la pizzeria est close. Grosse frustration. Je me venge chez un pâtissier. Nous commençons à penser qu’on a dû offenser Saint Jean d’une manière ou d’une autre et qu’il nous en veut. Le nom est tout trouvé : La Malédiction de Saint Jean ! Bon, c’est pas parce qu’on a Saint Jean aux basques qu’on va se laisser démonter : nous marchons non loin de la Cathédrale de Saint Paul selon notre guide. Si Saint Paul pouvait nous réconcilier avec Saint Jean, ça serait pas du luxe. Évidement Saint Jean ne se laisse pas faire et on se perd misérablement (« puisque je te dis que c’est au bout de la rue ! – mais dans quel sens ? »). Bref, il n’y a plus rien à tirer de cette après-midi. On rend les armes, on rentre au chaud. Evidement il n’y a rien dans le frigo pour dîner et tous les magasins sont fermés. Saint Jean quand tu nous tiens (c’est plus facile de mettre ça sur son dos plutôt qu’a notre imprévoyance). Mais ce soir il y a un concert de Noel dans notre Eglise de quartier, la Chiesa Regina Pacis, et vu le programme je ne veux pas louper ça. Cette fois Saint Jean n’est pas trop vache : je me trompe d’une heure sur le programme, mais en avance. On a le temps de rentrer et prendre un thé avant de ressortir. Et on y arrive ! Le concert était vraiment chouette avec un programme très classique, et donc sans faux pas : Vivaldi, Mozart, Beethoven et Charpentier. Que du bon, que du très beau. Bizarrement c’est avec Mozart que j’accroche le moins ce soir la. L’orchestre et le chœur ont fini sur un splendide Alléluia qui a réchauffé tous les cœurs et enjoué toutes les âmes présentes. Une énergie folle s’est dégagée de ce chant et nous a rempli de bonheur et de bien être ! C’est comme si nos batteries s’étaient rechargées et que Saint Jean nous avait pardonné (mais de quoi bon Dieu ?). Résultat, un Alléluia et ça repart !

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