Des Hommes et des Dieux, réalisé par Xavier Beauvois

Par défaut

Il y a des hommes, de frères, des moines, qui, loin d’être reclus, vivent en bonne intelligence, et surtout en bon cœur, dans une petite communauté de l’Algérie rurale. Un village s’est construit autour de leur monastère, les moines semblent être encore toujours déjà là.

Plus qu’un évènement dans les remous de l’actualité internationale, si tragique fut-il, c’est le récit d’une épreuve. La foi est secouée par l’atrocité. Ces hommes qui ont renoncé a la vie laïque seraient ils en contraints de renoncer a leur vie de monacale ?

C’est un chemin intérieur tout autant qu’une marche dans la neige. Il s’agit de ne pas se laisser instrumentaliser, de ne pas être le jouet de intérêts des deux partis. Ils partagent le chemin intellectuel et spirituel du « dois-je rester ? Dois-je partir ? Pourquoi suis-je venu ici ? Pourquoi en suis-je venu ici ? ». Chacun réagit, tous se projettent, questionnent, mais en viennent à la même réponse, partagée par les villageois. Il faut rester. Il ne s’agit pas d’être des martyres, ni de prouver rien à personne. C’est un engagement auprès des villageois; c’est une conviction, celle que leur rôle est auprès de cette communauté, dans ces murs, et que partir n’est pas une solution.

C’est la chronique d’une mort annoncée, un chant du Cygne tellement humain, chargé de bonté, de foi. Un chant du Cygne pour un Lac des Cygnes. Je n’avais jamais entendu le Lac des Cygnes que comme une œuvre romantique ; et, pour la première fois, j’en ai découvert l’aspect tragique, poignant, encore plus émouvant. J’espère que les suédois de l’assistance on pu saisir la beauté du message…

Vous pouvez aussi faire un tour par cette critique, nettement plus professionnelle que la mienne !

http://culturevisuelle.org/visionaute/archives/58

 

 

Je reste impressionnée et touchée par la foi. La jeune Lilou qui criait « Ni Dieu Ni Maitre » a bien évolué. N’étant résolument pas monothéiste, je ne saurai me convertir. Mais j’ai développé une sensibilité accrue, comme une résonance qui se creuse et se forme, qui se développe et prend corps. On verra ou me mène ce chemin là !

Publicités

"

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s