Un dimanche (presque) comme les autres à Stockholm.

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Un dimanche (presque) comme les autres à Stockholm.

Voilà deux dimanches que je danse le Charleston. Voilà deux dimanches qu’il fait grand beau temps, mais que je m’enferme dans un club de danse, que je vais a Chicago. Chicago comme les années folles, un club où K et moi y avons pris un cours de boogie-woogie, où Y et moi y apprenons le Charleston, où Y y danse le Lindihop ; on peut y danser du jazz, du rock&roll, tanguer et se dandyner sur une musique increvable.

Voilà donc deux dimanches que je déhanche et démembre ma carcasse trop grande et trop maigre au rythme de Sidney Bechet. Le miroir ne me fait pas de cadeaux. Je suis décidément un intello dégingandée et (ex) khâgneuse (les genoux)… J’ai une coordination motrice peu coordonnée, un contretemps systématique (très en rythme le contretemps !), et un effet miroir qui veut que je n’ai jamais la bonne gauche ou la bonne droite. C’est parfois éprouvant, frustrant – mais pourquoi suis-je donc incapable de frapper des

mains en même temps que tout le monde ? Mais c’est avant tout un grand plaisir. Pour la musique d’abord, parce c’est du bon son, parce que je ne saurai m’en lasser, aussi parce que c’est la classe de danser le charleston, tellement désuet et tellement amusant ! Et puis il y a la grande fierté à chaque fois que ça marche – ce qui veut dire que la fois suivante je me plante, c’est obligé. Mais après 10 ans de musique dans les doigts, je connais le refrain, il faut (se) planter 100 fois pour que ça pousse. Et puis c’est en dansant que l’on apprend à danser ! Donc voilà, un cours de charleston, dans une ambiance joyeusement rétro et follement sympathique…

Puis Y et moi avons partagé un « fika » en regardant les danseurs du cours suivant, Charleston niveau deux, j’y suis loooooin ! Nous avons dégusté mon « carrot cake » aux dates[1] en bavardant intensément. Enfin, quitte à être rétro, nous avons fait un petit pèlerinage chez «Beyond Retro», la boutique de fringues d’occasion, vintage comme on dit. Apres avoir essayé une multitude de robes plus extravagantes les unes que les autres, j’ai déniché la perle rare pour une bouchée de pain ; une robe très chic que je m’empresserai de porter au travail dès lundi[2] ! Nous reviendrons chez Beyond Retro après le prochain cours de danse, avec l’espoir de tomber sur un autre petit trésor !

Je pense que l’on s’approprie une ville quand on y crée des habitudes. Pour ma part, c’est avec le pain et cela m‘a pris 2 ans. Et encore je ne vous parle pas des pains au chocolat. Entre le moment où j’ai trouvé une boulangerie qui faisait des pains au chocolat dignes de ce nom[3] et celui ou j’ai réussi à y aller du premier coup sans tourner en rond pendant des lustres, il s’est écoulé six mois. Pour en revenir au pain, j’ai trouvé une supérette qui fait un pain qui me plaît. Pas un truc mou sans goût, pas un truc qui durci en un rien de temps, pas un pain tellement blanc de blanc qu’il en est écoeurant. Un pain avec des graines, un pain qui se conserve bien, un pain qui me plaît. Sauf que c’est un peu l’expédition a chaque fois, d’autant plus qu’on ne gagne pas a tous les coups, la veille j’avais fait chou blanc – ou pain blanc si vous préférez. Cette fois ci bingo, j’en ai profité pour en prendre 3 miches, histoire de congeler tout ça et avoir des tartines a disposition pour le petit déjeuner ! Encore un moment de grande satisfaction !

Par hasard, par chance, alors que je flânais, que je rêvais devant les boutiques d’objets de design, j’ai croisé une autre amie suédoise; puis dans le bus pour regagner mes pénates, je suis tombée sur un ami australien – ni l’un ni l’autre ne vivent dans le quartier. Je suis toujours surprise de rencontrer quelqu’un de ma connaissance à Stockholm. J’ai l’impression de ne pas connaître grand monde, ce qui est faux, je ne suis pas un être complètement associable, je peux même me montrer sympathique lorsque je suis de bonne humeur. Mais soit Stockholm est une petite ville, soit mes amis et mes connaissances fréquentent les mêmes lieux que moi… Les deux options ne sont pas incompatibles et je suppose qu’elles sont valides ensemble.

Pour finir la journée, j’ai expérimenté un gâteau au chocolat aux pruneaux et au thé qui me trottait dans la tête depuis le mois de décembre. Fondant a souhait, mes voisines (elles aussi) australiennes – qui sont mes cobayes culinaires – ont marqué leur satisfaction en en dévorant la moitié !


[1] La recette est empruntée aux fourneaux de Clea [http://www.cleacuisine.fr/page/2/], avec quelques modifications…

[2] Robe qui s’est avérée être trouée, mais un coup d’aiguille et il n’en paraitra plus…

[3] Nathou, tu as mon éternelle reconnaissance !

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Une réponse "

  1. Ca me manque Stockholm. Bon, je suis daccord que Rome est beaucoup plus amical dans le sense de climat. Mais de toute facon, dancer le boogie-woogie, c’est une memoire precieuse. En plus, j’ai parle un peu aujourd’hui avec un colleague suedois, et tout ca me fait nostalgique

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