Février à Rome, pas facile d’y arriver !

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Février à Rome, pas facile d’y arriver !

Je n’y suis pour rien, c’est pas moi j’vous dit !
Ce n’est pas ma faute si la guigne aéroportuaire me poursuit de ses assiduités…

Trente centimètres de neige en une nuit, le blizzard souffle sur Stockholm et s’évertue à paralyser la ville et ses habitants. Le blizzard n’aura pas raison de moi ! Un avion, le soleil d’Italie et mon fiancé m’attendent à Rome, pour rien au monde je n’y renoncerai.

Je voyage léger, mais ma valisette et la neige ne font pas bon ménage… Pas de bus, quelques métros, le train vers l’aéroport démarre avec grande peine… Vais-je jamais y arriver ? Je ne me fais pas excessivement de souci non plus : la modernité de mon téléphone portable m’informe qu’entre le moment où j’ai clôt ma porte et celui ou j’atteins l’aéroport, mon avion a pris une heure de retard dans les dents. Une heure qui se transforme en deux, en trois… Nous sommes trimbalés d’une porte à l’autre histoire de maintenir le mouvement, encore heureux que nous n’ayons pas changé de terminal ! Il paraît que notre avion est arrivé. Joie ! Va-t-on enfin pouvoir partir ? On nous entasse dans des bus, nous prenons le chemin de notre avion. Le bus s’arrête, longue pause, demi tour. Il y a bien un avion mais pas d’équipage. La compagnie appelle son personnel en stand by. Ils mettent une heure à arriver. Finalement, nous rejoignons l’avion. Et si on décollait ? Ca serait une bonne idée non ? Le temps de trouver un créneau de décollage, de faire quinze mètres sur la piste de se retrouver coincés parce que la machine à enlever la neiger a rendu l’âme par excès de labeur… Cinq heures de retard (ou plus, j’ai renoncé a regarder ma montre…), c’est une longue longue journée. Puisque je suis paralysée en transit[1], je voyage par les mots : j’écris sur le Niger et le Burkina, mot cerveau acrobatise entre français et anglais, du thé s’est répandu dans ma valise[2] et rejoint les histoires de Neruda sur sa vie a Rangoon et Ceylan… Quand mes neurones fatiguent, je sors ma broderie, j’attends que l’avion décolle pour m’endormir, et me réveiller seulement a l’atterrissage.

Nouvel aéroport a Rome, encore le chaos, encore l’incertitude. K n’est pas au point de rendez-vous, et je ne suis pas bien certaine d’être moi-même au bon endroit. Ces dernières dix minutes d’attente sont insupportables. Enfin, K me passe devant, en tempête, sans même me voir… « K ! » Il se retourne, retrouvailles, enfin. Nous allons dîner chez Luigi, le grand maître de la pizza Nutella, le jeune serveur qui parle anglais nous reconnaît, il fait bon de rentrer à la maison…


[1] Non, ce n’est pas de la constipation…

[2] Oui, je voyage toujours avec quelques sachets de thé, on est jamais aussi bien servi que par soit même !

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