Février à Rome, le Colisée enfin!

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Février à Rome, le Colisée enfin!

Samedi 12 février 2011

Ça suffit le baroque, Rome, c’est aussi les antiquités romaines et nous ne pouvions pas indéfiniment snober le Colisée devant lequel nous passons quotidiennement.

Alors c’est décidé ! Il fait beau, il semblerait que ça soit le début du printemps a Rome, ne laissons pas passer l’occasion. Sue au Colisée!

La chance joue un drôle de jeu avec nous aujourd’hui, au moment où je referme la porte, K s’aperçoit qu’il a oublie les clefs a l’intérieur. Toutes les colocataires sont parties en vacances. Nous sommes enfermés à l’extérieur. Au moins il ne pleut pas ! Se lamenter ne ramènera pas les clefs, Colisée nous voilà !

C’est le week-end de la Saint Valentin et nous n’y avions pas prêté attention, mais cette fois la chance joue en notre faveur, deux entrées pour le prix d’une pour les couples ! Nous jouons aux touristes et acceptons les propositions d’un guide à l’entrée du Monument. Le charmant jeune homme au parfait accent anglais[1] qui nous a vendu l’offre n’est hélas pas celui qui guide notre visite. Notre guide est au final une italienne a fort accent, pas très professionnelle : je préfère les faits historiques et l’architecture aux anecdotes douteuses. Mais rien ne nous empêchera de d’être tout a la fois impressionnée par le monument et par son état de délabrement. Il est difficile de l’imaginer en état, avec des gradins, une foule, des gladiateurs et des bêtes sauvages.  Quand nous sommes rentrés dans le Colisée, je l’ai trouvé petit ; peut-être m’attendais-je à trouver une arène de la taille d’un stade de football, peut-être me suis-je laissée trompée par l’ovale de l’amphithéâtre. Toujours est-il qu’au fur et a mesure de la visite et en se déplaçant dans le monument, j’ai pris conscience de son aspect massif, de l’épaisseur des gradins, c’est finalement aussi imposant de l’intérieur que de l’extérieur. K et moi nous sommes amusés de l’ambiguïté des points de vues de la guide : la construction du Vatican et de Saint Pierre de Rome s’est faite avec la déconstruction du Colisée, présenté comme un grand drame. Mais Saint Pierre n’est-il pas non plus un chef d’œuvre artistique et architectural ? N’y a t-il pas de construction sans destruction ? C’est bien là le grand charme et le grand désastre de Rome : les époques s’accumulent en strates dans la ville éternelle, et, à moins de pétrifier la ville, il est difficile de tout préserver tout en construisant.

Nous avons continué notre visite avec le Forum Imperial, avec une nouvelle guide pire que la première qui horripilait particulièrement K. Le forum est un oasis de calme et de verdure, loin du trafic et de la folie consumériste des soldes – nous y reviendrons. Hélas, K et moi sommes distraits par l’exaspérante guide et par nos estomacs qui crient famine ; le second exacerbant le premier. Je retiens surtout le temple et la maison des vestales, avec une atmosphère encore différente du reste du Forum, les rosiers presque en bourgeon me donnant des images de fleurs resplendissantes, de plants croulants sous les fleurs. C’est aussi dans le forum que nous avons vu le premier cerisier en fleur de la saison, euphorie, j’ai l’impression de goûter à un plaisir interdit quand je pense à la météo particulièrement perverse de l’hiver suédois.

Nous trouvons pour déjeuner non pas un infâme boui-boui touristique à l’hygiène et aux prix douteux, mais une petite sandwicherie, qui jusqu’à un passé très récent était une galerie d’objets de design (il en reste des traces dans tous les coins), et qui nous a ravi. Le monsieur qui faisait les sandwiches était méticuleux et attentionné, il préparait les ingrédients avec soin, en prenant son temps, taillait son jambon à même le cuissot et le fromage a même la meule. Un anti-fast-food, oserais-je le qualifier d’hédoniste ? Toujours est-il que cette pause déjeuner nous a requinqué et grandement satisfait !

Comme nous sommes enfermés à l’extérieur et que K maintient que mon jean est particulièrement vieux et excessivement rapiécé, nous profitons des derniers jours de solde pour partir en quête d’un pantalon. En vain… Il y a des trucs moches, d’autres ternes, des tissus ennuyeux de mauvaise qualité, le seul qui trouve grâce a mes yeux est un jean orange mais avec une coupe d’ado punkette qui ne me sied vraiment pas. Frustrant. Tant pis. Nos pas nous mènent à la piazza di Spagna où nous attend une belle surprise, mais ça c’est une autre histoire…

Nous nous retranchons à la pizzeria Mirror, piazza Belli, un verre de vin, une pizza quatre fromages, et la chance nous sourit ! L’amie suédoise L, avec laquelle nous sommes partis au Niger, qui a été le contact de K a la FAO et qui nous a permis de louer la chambre au Quatre-Vents, nous a apporté un double des clefs de l’appartement qu’elle avait conservé… Elle rentrait tout juste de Genève, ouf. Après une telle journée de marche, de visite et d’émotions, nous n’avons pas le gout d’épuiser la nuit jusqu’aux lueurs de l’aube. C’est nous qui sommes épuisés, et nous effondrons à peine rentrés.


[1] oui, c’est mon faible….

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