Mettons que les récoltes s’améliorent, continuriez-vous à cultiver la terre ? (1)

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Mettons que les récoltes s’améliorent, continuriez-vous à cultiver la terre ? (1)

Quid du Sahel

Peut-être avez-vous déjà entendu parler du Sahel. Généralement on me regarde avec de grands yeux ronds. Non, le Sahel n’est pas un pays, mais le Burkina Faso et le Niger en sont, oui oui, des vrais de vrais, avec des gens et de la vie !

Le Sahel est sur la frange Sud du Sahara : ce n’est pas le désert, mais c’est loin d’être la foret. Les précipitations sont faibles à en faire pleurer un brestois. On dit du Sahel qu’il pleut si peu que la terre ne peut pas nourrir tout ce monde. Le spectre des grandes famines  des années 1970 et 80 reste imprégné dans les mémoires occidentales, les enfants décharnés ont marqué les esprits.

Mais on aurait tort d’imaginer que les Sahéliens crèvent la dalle et se laissent mourir joyeusement. La terre ne donne pas forcement, mais cela ne les empêche pas de déployer tout un tas de petits commerces, d’activité d’élevage, au contraire. Quand une récolte moyenne vous donne dix mois de nourriture (alors qu’une année a la mauvaise idée d’en faire douze), il faut bien se procurer la nourriture quelque part ! Quoique donne la terre, tout le monde en a un lopin. Malgré le sable et le trop peu de pluie, ils font des miracles : en saison pluvieuse, la moindre parcelle est recouverte de plants de millets ou de sorgho de deux ou trois mètres de haut. Mais quand la pluie fait défaut, c’est le drame ; ces populations sont parmi les plus pauvres de la planète et ne peuvent acheter de la nourriture pour une année entière. Quand la situation devient désespérément critique, c’est le désastre, c’est la famine.

Pendant et après les famines des années 1970 et 80, tous les experts de la planète s’accordaient a dire que le désert avançait, que le Sahara engloutissait le Sahel. Un scenario de fin (faim ?) du monde pour des millions et des millions de gens. Comme une ile engloutie par la montée des eaux, sauf que dans ce cas, c’est l’eau qui venait à manquer.

Le Sahara avance, la vie recule et rien ne semble pouvoir arrêter ce drame.

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