En transition

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En transition

Je ne vous raconterai pas mes désespérantes guignes de voyage. Le mauvais œil aéroportuaire ne vaut pas la peine qu’on s’attarde sur lui. J’en pleure, j’en ris… cela dépend de combien je me sens responsable.

Toujours est-il que cette semaine je suis passée par les aéroports de Stockholm, Bromma, Bruxelles, Zurich, Heathrow, Phœnix. J’ai entre-aperçu des pays, visité certains. Je suis presque allée en Suisse, j’en ai découvert les montagnes dans les nuages, parfois flottantes comme sur les gravures chinoises, parfois bien campées sur leurs vallons et prairies, vus du ciel. Ils y en a qui en font des photos, je les comprends. Mais y mettre les pieds et fouler la terre, respirer le paysage vu d’en bas est un plaisir qui fleurit en désir…

Il en va de même pour Londres. La Tamise comme un refrain, je guette les jardins anglais, la ville vue d’en haut n’a pas la même expression que la ville vécue d’en bas. J’ai des envies de week-end londonien, l’envie de visiter les jardins de Buckhingham, l’abbaye de Westminster…

J’ai voyagé par les accents : l’accent belge est vraiment belge, étrangement guttural, l’accent suisse tout tranquille. Je me suis refusée au clichés, mais finalement j’ai pris beaucoup de plaisir à apprendre à imiter, en écoutant les différence pour mieux les dire. Quant à l’accent anglais, il me ravit toujours autant, il est irrésistible, tout simplement.

Le temps de l’avion est particulier. Je me refuse à y déplacer mon bureau, j’y installe à la place un temps de tranquillité, de loisir, de calme. Lecture, point de croix, rêveries. C’est un temps imparti, une temps non négociable, qui ne s’allonge ou ne se rétracte suivant les pulsions et les humeurs. J’essaye d’un faire un temps privilégié, puisqu’il est hors de l’espace, donnons lui alors une temporalité spécifique J’essaye de prendre chacune de ces minutes de transition comme un temps plein, que ça soit la sécurité d’un aéroport, une attente, une transition. Tout voyage est transition. Je voudrais les vivre pleinement, ne pas les mettre entre parenthèse.

Allez voir l’illustration de Margaux, nous parlons de la même chose…

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