Nostalgie

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Nostalgie à 3 heures du matin…

Sommeil de sourd, le somnifère assome, il est payé pour ça.

Pourtant pourtant, à la faveur d’un service de thé j’ouvre les yeux et regarde par la fenêtre. Il est 19h et des brouettes sur cette tranche du monde. Il fait nuit aussi. Une grande nostalgie du Colorado me saisit. C’est normal d’être nostalgique à 3h de matin non ? Je repense à mes familles d’accueil américaines, voilà trop longtemps que je n’ai pas donné signe de vie. J’ai l’impression de venir clandestinement de ce côté du monde… Si je suis si proche, pourquoi ne pas faire un détour, un crochet ? J’avais envisagé de faire un saut voir les cousins de NYC, puis Rome et l’Italie ont pris le pas. De l’urgence de passer du temps avec K, tout ce temps que nous n’avons pas au quotidien, ces week-end volés, le téléphone tard le soir… Bref, la possibilité de rejoindre K évacue toute autre possibilité de voyage. Et pourtant…

Je me suis donnée comme bonne excuse que je ne voulais pas déranger. No comment, c’est une mauvaise excuse.

Le nez à la fenêtre, plongée dans mes rêveries, je jette tout de même un oeil à l’écran qui montre la carte du voyage. Tu parles d’une nostalgie ! Nous sommes en train de survoler Colorado Springs !! Oui oui, là maintenant ! Et ce n’est une petite-exagération-du-narrateur-pour-donner-corps-au-récit, entre Denver et Pueblo, ce sont bien mes montagnes, c’est chez moi !1 Quelle fatigue, quelle intuition, quel hasard m’ont fait lever le nez à ce moment là ? Est-ce l’écho de mes montagnes ?

Comme je suis déjà venue a Phoenix, et que je retourne dans le même hôtel, pour assister à une conférence sur le même campus, je m’y sens un peu chez moi aussi. Outre la science qui bien sûr sera passionnante (ça a intérêt !), je veux me tenir éloignée du « Mall » qui avait fait des ravages dans mes économies à l’automne dernier. Non pas que je regrette, mais je ne peux pas me permettre de faire un autre trou à l’excavateur dans mon portefeuille. Surtout ne pas commencer, ne pas se laisser tenter, ne pas cèder…. Sinon c’est le début de la fin ! Donc j’ai quitté cette maison que j’apprivoise en Suède, pour aller à un hôtel qui m’est familier à Phoenix, pour passer ensuite quelque jours à la maison à Rome… Drôle de vie. Vous pouvez me dire que je l’ai bien cherchée…

1Ceux qui me connaissent bien savent, la notion de chez-moi est vaste, fluctuante. Pour peu que j’y pose mon sac-à-dos quelques semaines, un nouveau point de “chez-moi” s’inscrit dans mon paysage intérieur.

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