Vie sociale en Arizona

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Vie sociale en Arizona

Le 11 mars 2011

C’est impressionnant la vie sociale qu’on peut avoir à l’autre bout du monde. Un même objectif, une conférence rassemble une foule de gens qui ont de quoi partager. Rien qu’à l’hôtel, entre les gens de mon centre de recherche et les amis des collègues, il y a foule. A l’étranger (et au soleil) les suédois se montrent nettement plus aimables et ouverts que lorsqu’ils sont accablés par les froidures de l’hiver. Que ce soit au *bucks coin ou dans le lobby, où j’essaye de travailler calée et cachée dans un canapé plus grand que moi, tous ceux qui disent à peine bonjour au quotidien s’arrêtent pour un bout de causette. Et toi quels sont tes plans pour l’après-midi ? Le jardin botanique ? Et si on y allait ensemble? Vers quelle heure ? Et, indépendamment de ma volonté, je me retrouve à organiser les sorties de l’après-midi, en y incluant un détour par l’université pour s’enregistrer à la conférence, un passage par le magasin bio pourqu’Une-telle achète de quoi petit déjeuner (elle n’a pas tort, *bucks tous les matins crèvent le portefeuille et vous reste sur les hanches), Untel qui veut passer par le Mall… Tout le monde doit travailler, tous sont en retard sur la préparation de leur présentation, mais tous veulent aussi goûter de l’Arizona. Je les comprends fort bien, je suis prise dans le même dilemme; mais être assise dans le lobby d’un hôtel et petit déjeuner chez *bucks sont déjà des chocs et des expériences culturelles en soit, il y a tant à regarder, à s’émerveiller !

Finalement, nous avons réussi à nous coordonner, et, grand optimistes, nous avons fait une grande balade, 50 minutes de marche jusqu’à l’université (4mm sur la carte) et déjeuner au soleil. Comme nous ne sommes qu’une bande d’écolos, nous avons mangé dans un resto universitaire bio, mais nous avons tous cédé pour « the burger » (à dire avec une grosse voix et un accent américain contre-fait). Le dit burger nous a achevé, c’était ma ration de viande de deux semaines sur une assiette ! Puis, toujours optimistes, nous avons voulu marcher jusqu’à un magasin « whole food » (entre un truc d’écolo) que l’une d’entre nous avait repéré. Après une heure de marche à descendre la même rue, nous avons vu qu’il restait encore au moins un centimètre sur la carte… et nous nous sommes retranchés dans le « safeway » local, genre superZ mais en ricain. Gros choc culturel : immense, démesuré (et encore, c’était un petit), trop de choix tue le choix, de la nourriture calibrée presque en plastique tellement qu’elle paraît artificielle, du sucre à faire faillir un diabétique… Acheter trois trucs un quart de petit déjeuner nous aura pris du temps, chacune de nos cinq nationalités ayant ses préférences, desiderata et intolérances. Finalement nous sommes rentrés en taxi, tellement plus facile et rapide… Au moins voilà une longue marche qui nous aura pris la journée et dégourdi les guibolles après le long voyage ! Je reporte une fois encore ma visite au jardin botanique. Le chauffeur de taxi nous bien fait rire en nous prévenant qu’au jardin botanique il y avait avant tout des plantes et que… il fallait aimer (ça tombe bien!), et surtout que c’était vraiment trop loin pour y aller à pied (vu le nombre de centimètres sur la carte, j’avais renoncé, mais il y avait de irréductibles optimistes dans le groupe).

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