Du malheur (très relatif) des traditions kirghizes (et du décalage horaire)

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Du malheur (très relatif) des traditions kirghizes (et du décalage horaire)

Lorsque j’arrive à Rome, j’aime être accueillie comme Cléopâtre par César. Mais parfois les hordes venues du Sud de la Sibérie sèment la zone dans le protocole et me laissent gros jean comme devant, ou plutôt comme Cléopâtre abandonnée. La raison d’état fait des ravages, le poids des traditions kirghizes aussi.

Le père d’un ami de K est de passage à Rome, à la FAO qui plus est. De ce fait, en plus de ces 55 heures de travail hebdomadaire, mon K se trouve propulsé au poste de secrétaire, assistant particulier, guide touristique, shopping adviser et compagnon de bouteille de l’honorable monsieur. Mon K se trouve transformé en Baby-sitter ++ version 2.0. Injoignable ou presque depuis les Etats Unis, il ne sera pas à l’aéroport pour me serrer dans les bras, les obligations semi-professionnelles du vendredi soir sont bien frustrantes pour tous les deux… Il parvient à semer le patriarche et vient tout de même me retrouver à la sortie du train ; à ses petits yeux je comprends que nous sommes aussi épuisés l’un que l’autre.

Oublie ton matin câlin et paresseux… Avec les bonnes grâces du décalage horaire je suis réveillée à quatre heures du matin fraiche comme une rose. La rose fait la crêpe pendant une heure en essayant d’attraper un dernier pan de sommeil qui s’enfuit en courant[*], elle s’échappe de la chambre, bouquine dans le salon et revient dans la chambre accompagnée du chat[†] quand nous entendons K parler au téléphone. Les bonnes nouvelles d’Asie Centrale ne connaissent pas non plus le décalage horaire. Le chat en profite pour explorer le lit, sur et sous la couette, apportant avec lui des courants d’air hostilement froids, puis va jouer dans le rideau qu’il réussit à faire tomber à grands fracas, en détruisant la moitie d’une étagère au passage. Bref, je ne dors pas, le chat non plus, mais K aimerait bien dormir lui, d’autant plus qu’il doit se lever tôt (mais un peu plus tard que nous) pour acheter sa mission diplomatique : mettre son honorable compatriote dans l’avion et s’assurer que l’avion parte, avec le dit compatriote dedans ! K devait être absent pour deux heures, sans surprise il parti pour quatre. K fut remercié par une montagne de présents  traditionnels du Kirghizistan : une yourte en poupées russes, des gravures en cuir encadrées, une assiette peinte… mais pas de théière cette fois ci !

K revient vers 11h30, le week-end peut commencer…


[*] Ca ne se dit pas “attraper la queue du sommeil qui me fait la nique” non ?

[†] eh oui, en plus du Kirghize, nous cat-sittons ce weekend.

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