voler dans les plumes

Par défaut
voler dans les plumes

Jus d’orange et trois-cent pages à lire, depuis le troisième étage de la KulturHuset
Je respire en regardant par la baie vitrée, qui ouvre sur le golf d’une marée humaine,
Des pigeons suédois comme la patrouille de France sillonnent le ciel urbain,
Premier week-end d’avril, une bataille d’oreiller géante fait voler des plumes et du duvet,
La masse des étudiants se contracte, se rétracte, se déplace dans des sursauts d’excitation,
Certains sont sauvages, d’autres hésitants, ils sautent en rythme, s’élancent en parallèle, comme un ballet qui s’ignore.
Coussins, oreillers polochons s’animent d’une volonté propre, ce sont eux qui dirigent les bras, les corps, les coups.
Le tout comme une violence gorgée de bonne humeur

La beauté de la Suède, c’est qu’après s’être déchaînés comme des Wisigoths contre des Huns, les maîtres des oreillers ont mis genoux a terre pour en ramasser plumes et bourrage, éparpillés sur les pavés du champs de bataille.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s