Le printemps Silencieux, de Rachel Carson

Par défaut
Le printemps Silencieux, de Rachel Carson

Voici un livre que je mettrais volontiers dans les mains de quiconque croise ma route ces derniers temps, surtout au moment de faire des courses alimentaires, au rayon fruits et légumes, au rayon viande j’aurai un autre livre (eating animals) a recommander, mais c’est une autre histoire !

Bref, ce modeste volume est la bible des écologistes (les scientifiques tout autant que les revendicatifs), pour la simple et bonne raison qu’en 1963, il fut le premier à montrer les effets des pesticides sur l’environnement, la biodiversité et les humains. Cet ouvrage ce dévore, bien qu’il ne soit pas plaisant à lire. Le texte date de 1963, heureusement les législations ont évolué depuis. Cela resta affolant. Rachel Carson, grande scientifique douée de la plume démontre, illustre, raconte les effets des pesticides sur les organismes de tous les végétaux et animaux, humains compris. Des pesticides répandus sur un champs, lavés par la pluie, évaporés par le vent, passent dans les rivières, s’infiltrent dans les sols, se mélangent a l’eau et a l’humus, a l’humus et aux plantes. Les insectes et autres invertébrés (et mes amis les vers de terre) les ingèrent, concentrent les produits toxiques, et soit meurs tous seuls, soit se font bouffer avant. Et ainsi la grande rondes des assiettes peut commencer: oiseaux et poissons, petits mammifères s’intoxiquent a leur tour et crèvent… a tour de bras, laissant les rivières mortes et les forets muettes. Tuant tout ce qui bouge, tout ce qui mange, des insectes aux renards, en passant par les truites, que ces animaux soient nocifs ou bénéfiques en terme de services rendus par les eco-systèmes, pas de prisonnier, pas de quartier.Reste le choix de la mort: intoxication subite, stérilité, cancers, intoxication progressive, les portées sont tuées dans l’œuf. Mais qui se soucie des poissons et des merles s’ils ne finissent pas dans notre assiette ? Sauf qu’ils ne sont pas seuls a s’intoxiquer, ne sommes nous pas au sommet de la chaîne alimentaire (se prenant pour Dieu tout puissant?) ? Par exemple, si une vache mange du fourrage qui a été traité, votre beurre, votre camembert et votre steak seront « traités » en pesticides… de l’intérieur : ils seront devenus un concentré de produits toxiques. Peu réjouissant n’est-ce pas ? Les lois, les vérifications, les contrôles ne permettent plus de DDT dans nos assiettes, mais mais si la quantité et la concentration importent, mêmes les plus minimes restent toxiques. Et on en trouve partout où l’agriculture industrielle issue des débris de la deuxième guerre mondiale et des spéculations capitalistes s’est implantée. Tout comme les vers de terre et les autre mini bestioles qui font nos sols concentrent les toxines a des proportions gargantuesques, les racines de toutes les plantes aussi ; songez dons a vos carottes, navets et oignons. Pas très appétissant de mon point de vue. Donc je mange bio, je tourne végétarienne en même temps, c’est devenu un mode de vie, vous pouvez me penser bobo, peu me chaut, j’ai mes indignations, mes priorités.

En parlant d’écolo boboisantes, je ne vole pas cet été, je traverse l’Europe en train… je fais mon possible pour vivre en accord avec mes convictions écologiques, a la hauteur de mes ambitions écologiques !

Publicités

Une réponse "

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s