Brousse et bavardages : Une rencontre dorée

Par défaut

Le mercredi 5 octobre 2011,

Un Indien d’Inde qui travaille dans l’or. Je vous ai déjà conte les misères de l’orpaillage et lorsqu’il se joint a nous chez Tess, dans la soirée, mes compagnes se raidissent. Le Monsieur cherche de la compagnie et a écouter nos histoires. Les filles s’excusent, elles sont fatiguées et vont se coucher, je suppose que rencontrer un monsieur qui fait ce genre de commerce ne les enchante pas.je reste, intriguée, ce n’est pas ce soir que je mettrai mon blog a jour ou que je me coucherai avec les poules. En effet, ce monsieur a mille choses intéressantes, une carrière protéiforme, une détermination sans faille et une vision. Pas celle de l’or uniquement, mais du développement, de l’écologie, du marché mondial aussi. Nous discutons des portées sociales de son projet : construction d’université, de complexe médicaux, d’infrastructure. Il a l’oreille des présidents et des ministres de « ses » douze pays d’Afrique, il a les moyens, le temps, le projet à long terme et la technologie. Ce qu’il en décrit est impressionnant, de pointe ;  pas de terre violée, mais un forage, directement sur la veine, à un bon millier de mètres de profondeur – mais je ne suis pas certaine d’avoir bien compris la profondeur. Il m’est difficile de narrer fidèlement  cette conversation follement intéressante, inspirante. J’aime à entendre les perspectives de gens qui ont des idées, des expériences différentes, et qui sont curieux et intéressés en retour. Ce fut une belle rencontre, qui a illuminé ma soirée, qui me fait aussi réfléchir. Cela me rappelle à mon manque de vision de ma vie professionnelle. Si pour ma vie personnelle j’ai les idées claires et peu être un peu conventionnelles, je ne sais absolument pas de ce que je veux faire de mon métier de chercheur. Le monde de la recherche dans lequel j’évolue m’intéresse et tout à la fois je ne me sens pas les dents assez longues pour me battre pour les financements et les promotions, pour renoncer à une hypothétique stabilité pour continuer de voyager de part le monde des universités et du terrain comme aujourd’hui ; j’attache trop d’importance à la vie familiale. Je sais aussi que d’avoir un objectif au delà de ma thèse me ferai du bien. Pour l’instant et comme souvent, j’aspire à une vie tranquille, sans heurs et sans gloire, juste paisible en réunissant des conditions de bonheur simple. Cette attitude n’est que le reflet de ma peur de l’échec. Le monde universitaire ne pardonne pas, c’est pile ou face, et je crains de me retrouver sans rien. Bref, sans pour autant être éprise de la gloire et du succès, sans forcement viser le prix de Nobel des moins de 40 ans ou un article dans Science ou Nature, je pourrais aussi, comme mes super-superviseurs, viser une carrière honnête dans la recherche, être une bonne professionnelle et publier un travail rigoureux. Reste à savoir où sur ce trop vaste globe, et à passer outre la peur de l’échec…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s