Brousse et Bavardages : il fait trop chaud pour travailler !

Par défaut

samedi 8 octobre 2011

Ici j’écris toujours qu’il fait chaud, tres chaud. Mais tous les jours ne se ressemblent pas. Ce matin, le moral est bon, mais le corps ne répond pas, j’ai des vertiges vertigineux, qui me laissent chancelante, brouillent mes pensées et mon élocution. Je ne sais pas même s’il fait particulièrement chaud aujourd’hui, et H est incapable de me renseigner. A un moment donné, la chaleur se confond, la transpiration ne compte plus, le sommeil devient un indicateur pour la nuit mais ne renseigne pas la journée

Nous allons ce matin présenter notre travail dans un quatrième et dernier village. H et moi sommes maintenant rodées et confiante. En effet, quand nous arrivons à l’école, de nombreuses personnes nous attendent, bien que nous soyons un peu en avance. Puis la salle de classe se rempli au delà de ses limites opérationnelles, les femmes s’assoient par terre, les gens se montrent intéressés. Nous lisons dans leurs yeux et leur attitude physique une attention, une curiosité, ils sont concentrés et concernés. Leurs questions montrent dès maintenant leur implication dans la recherche. Nous sortons de là avec de l’enthousiasme, ce sont ces réactions positives qui nous renforcent dans notre envie de faire de la recherche. Nous repassons a Koalma sur la route du retour pour parler rapidement au conseillé  de développement villageois. Nous nous garons en même temps qu’un autre 4×4 portant un Nassara (un blanc quoi) et la situation est étrange, inédite. Visiblement il est attendu et bien que nous ayons aussi pris rendez-vous, nous interférons. Le Blanc n’a pas de problème avec ça et est curieux de notre présence, tandis que son compagnon local a l’air nettement moins enchanté. Ils viennent évaluer l’impact d’un projet de développement agricole utilisant les ânes qui sont très nombreux ici.  Nous nous mettons un peu à part pour demander au conseiller une liste des ménages  du village, ce qu’il promet de créer pour lundi, il est très gentil et semble vraiment vouloir coopérer avec notre projet. Tant mieux ! Nous reprenons la route de la maison, chargés de bonne humeur et d’optimisme. C’est tellement plaisant quand tout marche comme prévu voir encore mieux !

C’est après avoir déjeuné de foura, pate de millet épicée et sucrée diluée dans l’eau et le yaourt que l’intensité de la chaleur se fait sentir, nous accable. Comme il n’y a pas d’activités de terrain prévues cet apres-midi, les membres de la maisonnée s’endorment comme des masses, il n’y a que les ventilos qui s’échinent à brasser l’air chaud, faisant grincer les portes. L’ombre de la terrasse même est insupportable, il ne fait presque pas moins chaud dans la maison, mais c’est avec le sommeil de plomb, notre dernier refuge. Nous ne ferons rien de l’apres-midi, je tente de mettre mes notes dans l’ordinateur mais Excel s’évertue à me tourner en bourrique. S’il ne veut rien entendre, il fait trop chaud pour le forcer et m’énerver…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s