Brousse et Bavardages : Les joies de Ouaga

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Le mercredi 12 et jeudi 13 octobre

Le matin du 13, Elin a une toute petite mine et ne va pas bien du tout, je vous passe les détails, mais sa situation est loin d’être glorieuse. Nous voulons rentrer à Ouaga au plus vite. Une partie de l’équipe va rester au village de Zarin Mossi pendant deux nuits, une autre partie a loue un scooter pour faire l’aller-retour a Koalma, et moi je pars avec Elin, j’ai besoin d’un break et de me remettre les idées en place, de lire un peu beaucoup sur les notions de bien être pour mieux continuer de travailler après. Un peu de clim et de propreté ne me feront pas de mal non plus, et je commence à saturer sérieusement de la bouffe burkinabè ! Elin se maintient vaille que vaille jusqu’à Ouaga, puis s’enferme dans sa chambre avec de quoi se réhydrater et hiberne toute une apres-midi, toute une soirée, toute une nuit. Le lendemain matin elle a de nouveau de la couleur aux joues et retrouve son sourire. Pendant ce temps là j’avais avidement glandé, dormi, rien fichu du tout du tout du tout, pour mon plus grand bien. Jeudi matin je commence a mettre mon blog en ordre pour vous donner de quoi lire pendant que Elin part au service de météorologie ou elle essaye de négocier les données quotidiennes de stations sur 50 ans. Un bout de papier paraphé par ce cher Blaise dit que les données journalières sont à 100 FCFA par jour et par station. 365 jours x 50 ans x 3 station, cela nous donne a peu prêt 5,5 millions de Francs CFA, soit la modique somme de 8 400 euros, que nous n’avons bien évidement pas ! Impossible de négocier, il va falloir ruser pour arriver à nos fins ! Nous passons quelques heures dans l’après-midi au marché artisanal de Ouaga, il y a de chouettes bijoux (je me suis laissée tenter un tout petit peu), de chouettes tissus (j’ai fièrement résisté à la tentation) ; de chouettes poteries de céramique (idem), pas mal de bidules moches et autres trucs encombrants, et nous étions très contentes de notre virée ! Elin a reprs l’avion pour Stockholm le soir même, et c’est une fois que le chauffeur et mo l’avons déposée à l’aéroport qu’il me fait par de ses soucis : il a besoin d’une avance de salaire, Elin a dit qu’elle était d’accord, mais elle n’a rien donné, pas même son salaire normal… il faut faire quelque chose ! Bien sûr entre temps elle était devenue injoignable et il m’a fallu aviser comme une grande… Bref, rien de grave, mais c’est une grosse responsablitédès le départ de la patronne !

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