Vernissage à venir

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J’ai lancé l’impression de quelques portraits du Burkina. Ceux qui détaillent les visages des vieillards, qui sillonnent les rides des dames sans âge. Elles disent qu’elles ont au moins 110 ans, non, 120 ans. Elles ont vécu si longtemps.

La mort prématurée de mon mac me laisse sans retouche, pas moyen de tirer les contrastes par ici et les ombres par là. Pas de photoshopage pour sublimer mon photographiage. L’instant où je retirerai mes clichés sera décisif. Seront-ils bons à montrer à mes collègues chercheurs ?

Les cours d’Arts Plastiques me reviennent et je ne saurais me contenter de coller mes clichés sur un fond noir. J’ai envie de matière de volume, d’installation. J’ai du papier kraft, j’ai envie de le dérouler et d’agrafer, comme une suite sans fin de portraits, ces quelques uns qui auraient pu être cent. Le contraste avec un cadre en bois sombre, une vitre en verre (je n’en ai pas les moyens) me paraît inutile. Je voudrais plonger celui qui se reflète dans leurs yeux dans un univers un peu rude, un peu simple sans apparât, mais des clichés sans clichés, pas de reconstitution. Juste des « reminders », la mémoire socio-écologique de ces écosystèmes. Ces portraits sont ceux de notre échange, de la transmission de la mémoire, les arbres qui les ponctuent sont les mémoires muettes, vestiges d’une forêt révolue ou espoir de renouveau végétal.

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