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Serais-je de ceux qui ont parfois besoin d’être sacrément secoués par la vie pour se sortir les doigts des yeux et arrêter d’avoir peur ?

Il a fallu une semaine-catastrophe pour que je descende de ma tour de pensées et passe à l’action pour changer effectivement de vie. Se débarasser des angoisses comme des vêtements trop longtemps portés, élimés jusqu’à la corde. Se sentir à nouveau fraîche, joyeuse, libre, heureuse ! Et parler de mon doctorat au passé.
Le prix du bonheur est un réveil qui sonne quotidiennement à 5h30 (il fait encore jour !) et de long trajets à travers la ville qui s’éveille pour retrouver les enfants de l’école française. Je les accueille au petit matin, le temps de quelques jeux, de quelques dessins, avant que l’école ne commence. Puis nous descendons dans la cour de récré avant que les maîtres ne les récupèrent. Les jours de chance je les rejoins à l’étude et ai encore le loisir de les accompagner pour la fin de la journée. Entre temps je fais des massages bien entendu… Peut-être serai-je bientôt propulsée remplaçante des maîtres absents, peut-être travaillerai-je bientôt aussi dans une maternelle française. Que de belles perspectives ! Le contact des enfants me rempli d’énergie et de joie. J’aime apprendre à les connaître au fil des jours, à gagner leur confiance et celle de leurs parents, à nouer des liens, des complicités. Certains enfants s’attachent vite et son attachants, d’autres s’apprivoisent, d’autres encore ont besoin d’être d’abord recadrés pour mieux les apprécier. J’aime inventer des chorégraphies pour apprendre les poésies, créer de multiples mini-projets l’espace d’une après-midi, écouter les histoires pour mieux en raconter, s’amuser de tout, de rien, vivre pleinement.

Le temps de s’adapter à ce nouveau rythme j’ai l’impression de vivre en décalage horaire, à 21h30 je suis bonne à ramasser à la petite cuillière. Les enfants me donnent l’énergie et les massages la sérénité, bel équilibre parfois troublé par des coups de barre monumentaux et des fringales ogresques. N’empêche, tout va bien, la vie est belle !

 

flying paon

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