Une colombe à mon cœur

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C’est agaçant quand les autres ont raison, c’est parfois délicieux et grisant à la fois…
Se laisser porter par « oui, cela ne m’appartient pas ».

On m’avait prévenue, on me l’avait dit. Je ne peux pas plaider l’ignorance.

Au début j’étais pourtant certaine. Un seul me suffit, il est tellement beau, tellement complet. Il est parfaitement imparfait. Je n’ai besoin d’aucun autre. Je le contemplais avec un mélange d’excitation et de joie. L’émotion qui papillonne le ventre s’est calmée pour laisser place à un sourire à chaque fois que je le regarde. Et c’est exactement à cet effet qu’il a investi ma vie, ou, pour être plus précise, ma peau. Un rappel qui dit oui : j’ai de droit d’être heureuse. Tout simplement, ici et maintenant.

Mais l’appel de l’encre est trop fort. D’autant plus que je vis chez les hispters embourgeoisés de Stockholm ou l’encre est un mode de vie (je suis  un être bassement influençable et passionnée de beau).
En choisissant le premier, j’avais laissé de côté trois ou quatre autres projets. J’avais fait un choix évident, une question de priorité et de préséance (mon petit soleil est resté presque dix ans dans ma tête avant de s’inscrire sur mon bras…). Et puis comme ça pour m’amuser, cette idée de piaf qui me suit. Mésange ? Rouge-gorge ? Hirondelle ? J’explore les symboliques et les échos en moi, Ce piaf tambourine en moi de manière pressante. Je ne trouve pas de motif qui me plaise, je ne trouve pas d’inspiration qui ne soit pas de copier-coller. Je regarde ce qu’ont les autres, je cherche l’inspiration, vais voir du côté de Matisse et Picasso… Il y a le moche, le trop gros, le sublime-mais-ce-n’est-pas-mien, et enfin une évidence. Si tu le veux, il va falloir que tu le dessines. Mais… je ne sais pas dessiner les oiseaux ! J’ai passé tant d’années à dessiner des soleils ; vais-je trouver mon oiseau en cent mille coups de crayons ? Qu’importe, le tout est de s’y mettre. A la faveur d’une journée entière de réunion, de celles qui sont affreusement ennuyeuses et mal dirigées, de celles où je dessine et fais des grimaces aux collègues pour ne pas m’endormir ou mordre le chef… Bref, dessine… dessine… dessine. Et puis, ça vient. Tout à coup le temps s’arrête et se bouscule à la fois ; je tiens le bon bout, il y a quelque chose qui me parle au bout de mon crayon, quelque chose qui fait palpiter mon cœur, un goût dans la bouche, un feu d’artifice derrière mes yeux… Elle est là ! Elle s’est posée sur le papier en attendant de s’inscrire dans ma peau. Les ailes sont à reprendre ici et là, les proportions peut-être, mais qu’importe. Maintenant je vais pouvoir la dessiner mille fois pour trouver la version qui sera celle qui sera parfaitement imparfaite… j’ai tout mon temps maintenant.

une colombe_tentative

L’oiseau en haut à droite est pour l’instant celui qui remporte mes suffrages… Les autres sont encore trop bancals.

 En regardant ces crayonnés sur l’ordinateur, ma colombe est un peu oie, et, au fond, cela me plaît follement… Il y a un peu d’Åka de Kebnekaise dans mon histoire et ça boucle la boucle. Même s’il est fort probable que je ne le gravisse jamais !  Quoique… Maintenant que j’y pense… Bref, je vous épargne mes divagations.

Voici mon oiseau de cœur en format carte postale qui à pris la voie aérienne pour aller porter des mots d’amour à Paris, vers ceux qui habitent mon cœur et à qui je dois tant…

une colombe à mon coeur

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