Ras-le-bol

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Hello,

je me suis vite faite rattrapée par la vie, ou plutôt par le rythme insensé de cette année. Une bouffé d’air et de rêve au sortir des fêtes de fin d’année, nez cassé sur le guidon la semaine suivante.

Même mon corps décide de faire grève tellement lui et moi on est à bout. Rhumes flamboyants qui me laissent KO le temps d’un weekend pour mieux retourner travailler lundi sans avoir pu préparer justement pendant le weekend. La sinusite fait office de coup de poing entre les deux yeux. Et puis le stress qui serre les viscères et vrille la vie en symptômes. Il fut un temps où je fus spasmophile, il est un temps où je pourrais le redevenir. Faire n’importe quoi pour échapper à cette folie.

Ce ne sont pas tant les élèves que tout le reste. Certes, ils sont usants et épuisants, semblent parfois impossibles. Mais il y a toujours un espoir d’obtenir un moment de calme et de grâce. Il y a toujours des moments d’apprentissage et de complicité qui éclairent la journée…

L’objet de ma fuite est bien tout le reste, et l’université. En Master à Stockholm, nous avions un semestre pour écrire notre mémoire. Ici, c’est un mémoire, un nombre incalculable de dossiers à rendre (trois pour la semaine prochaine), des contrôles, continus, des cours assommants et obligatoires qui s’accumulent dans une ambiance de stress. Je, elles, nous en venons à pleurer à la seule idée de tout ce travail à effectuer, à la fatigue accumulée (et encore, je n’ai ni longues heures de voiture, ni enfants), au ras de bol des enseignements inintéressants, du flicage administratif, de tout ce merdier quoi.

Nous venons tout juste de passer la moitié de l’année scolaire. Encore trois mois et demi des acrobaties à la fac. Plus que deux mois et demi avant de rendre le mémoire de Master. Si tirer une balle dans le pouce ou déserter n’est guère une option pour valider cette année merdique et aller de l’avant, la perspective de retourner dans mon école chérie à Stockholm parait bien éloignée. Vivant dans l’épuisement, je ne vois pas où trouver la ressource pour aller de l’avant.

Je me sens bien bête et bien fatiguée face à ces soucis « de riche ». Même si c’est un épuisement intellectuel, une surcharge cognitive ! Encore une fois je voudrais fuir. Me réfugier dans la prière et l’art. Me réfugier sur mon canapé avec mon chat. Surtout laisser tomber les livres et les trucs-bidules-choses à rendre. Déjà je vais me réfugier chez moi dans une semaine et demi. Ce sera déjà bien…

Soyez heureux !

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