Baleine sur canapé : un océan d’amour

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J’ai beaucoup de gratitude à exprimer ces jours-ci. Je suis toujours baleine sur canapé et je suis heureuse.

Je reçois beaucoup de nourriture d’amour, d’attentions et de soutien. Ils viennent par courriel, par la poste, par colis, par téléphone, depuis l’Afrique jusqu’au Canada, avec une concentration française bien évidement. Des livres, des rubans à broder, des BD, du chocolat, des broderies, de la laine, de quoi occuper ma traversée au long court. Quelle chance que vous ayez répondu à mon appel, que vous preniez le temps de me témoigner de votre attention, de votre soutien ; j’ai une famille et des ami.e.s en or massif !

Pendant trois week-ends d’affilée j’ai reçu de la visite. Alors que K trime comme un diable, part tôt et ne rentre que tard le soir, la compagnie reçue fut douce et m’a rafraîchie. Ce furent aussi des mains précieuses pour ranger et trier, nettoyer, repasser, replanter mes jolies plantes… tout ce que je ne peux faire moi-même sans en payer le prix fort. Bien sûr j’en ai trop fait. C’est vraiment difficile de rester allongée quand on demande aux autres de s’activer à votre place, surtout quand il s’agit  de tout ranger et nettoyer après la tornade des ouvriers et de leurs radiateurs. Ce fut aussi l’occasion de quelques exploits : mettre le nez en ville, manger à l’extérieur, faire des bouts de promenades, visiter quelques boutiques. Ce qui est une vie normale, ce qui m’était devenu étranger… Je me suis nourrie de l’amour qui m’a été offert, des généreuses attentions. Vous furent de grands et beaux rayons de soleil dans cet octobre gris !

Une fois tout ce beau monde reparti, une baignoire (à défaut d’un lave-linge, mais ce n’est pas le même usage) est arrivé dans ma vie et dans ma salle de bain. Il suffisait de demander, 24h après les mesures étaient prises et le surlendemain elle était installée. BAIN !!!!!! Oh mon Dieu ce que j’aime prendre des bains ! Une bouteille de shampoing laissée par mes parents fait office de bain moussant (eh oui, le shampoing zéro déchet ne se transforme pas en bain moussant, il y a des pistes à explorer !) ; il ne reste qu’à perfectionner l’installation d’amplificateurs pour pouvoir écouter de l’opéra dans mon bain, en buvant un thé, et en bouquinant. Snob ? Pas du tout…
Nous avons même pu inaugurer notre baignoire-à-inondation (quand on la vide cela permet de nettoyer intégralement le sol de la salle de bain, hum) à deux… Hier soir et pour la première fois depuis des semaines, K est rentré à 16h. Il fait déjà nuit noire par chez nous en ces temps-là. Nous avons donc eu une longue soirée, que nous avons entamée par une réunion au sommet à manger des pommes dans notre nouvelle baignoire. La baleine plus le K y rentrent ! Nous avons passé une belle heure à y bavarder, quel bonheur !

Last but not least, dans la série des bonheurs qui nourrissent très beaucoup fort, il s’agit de notre chatounette. Kochka – qui a un tempérament de chien au dire de ceux qui les fréquentent, et qui est adorable au demeurant – est de plus en plus câline, familière et proche de moi. Le matin après le petit-déjeuner elle aime s’assoupir sur mes genoux après m’avoir gratifiée d’un beau câlin. C’est tout à fait inédit dans son attitude ! Nous avions des habitudes de câlins, qu’elle réclame quand l’un ou l’autre s’est absenté ou qu’elle revient de s’être promenée. Mais jamais elle ne s’installait contre nous ou sur nous pour sommeiller – peut-être étions nous toujours trop agités ? Elle me fait rire à nous suivre dans toutes les pièces de la maison, curieuse comme une pie dès que nous mettons un pied dans la cuisine, venant me voir pour râler quand il fait trop froid ou trop humide dehors et qu’elle ne parvient pas à se décider à sortir. Elle me fait rire quand elle se décide à sortir alors qu’il pleut et qu’elle revient trempée comme un vieux rat ; je la sèche avec un vieux chiffon, ce qui la fait râler d’abord (néanmoins elle se laisse faire) puis commence à ronronner comme un tracteur à pleine puissance… Elle est ma curieuse qui aime manger des popcorns, des crêpes, la peau du poisson, le nori (l’algue avec laquelle on entoure les sushis), elle est ma mendiante qui espère toujours manger quelque chose dès que l’on manipule de la nourriture ou ouvre la porte du frigo. Elle est une formidable compagne de traversée, j’ai beaucoup de chance de l’avoir elle aussi à mes côtés.

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