Grossesse sur canapé : Drama drama, Acte 2, scène 2

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Au cœur de la nuit du jeudi 17 novembre au vendredi 18 novembre, la suite

A trois heures quatre du matin, il me semble avoir plusieurs cartes à jouer. La première serait de proposer que ma période d’essai reprenne quand je reprends le travail à l’issu de mon congé maternité. Grande naïve que je suis, je pense bien que proposer à mon employeur de me juger sur mes compétences plutôt que sur mon absence peut-être un bon compromis. Pourtant j’ai reçu une lettre officielle signée du proviseur. Quelle est ma marge de manœuvre pour faire valoir ce qui me semble être de la justice et du bon sens ?

La seconde serait d’appeler les syndicats et de les faire entrer dans le jeu. Or je ne suis pas syndiquée, je n’ai pas vraiment eu le temps de le faire. Et il faut avoir payé au moins trois mois de cotisation pour être défendus (à 30€ par mois c’est un sacré budget à la fin de l’année !). Néanmoins mon statut de femme enceinte, mon retour récent en Suède et mon diplôme tout beau tout neuf peuvent peut-être les faire agir en ma faveur. Inch Allah et les copains. J’espère qu’ils pourront faire jouer le droit en ma faveur. Quand bien même l’employeur n’a pas à justifier de raison pour mettre fin à une période d’essai. Mais pourquoi me le signifier un 16 novembre quand je ne travaille plus depuis le 17 septembre ? Le sentiment d’injustice est tel que je ne peux envisager que ça soit légal, quand bien même ils auraient un expert en droit du travail au conseil d’administration.

On m’a aussi dit que le poste que je perds maintenant ré-ouvrira pour la rentrée scolaire 2017, et que j’ai toutes mes chances pour y être réembauchée. Si l’idée était apaisante au moment où elle m’a été formulée, j’ai à présent l’impression que c’est de la mayonnaise pour faire mieux glisser la couleuvre obèse dans mon gosier. Si je suis toujours une candidate valable pour ce poste, pourquoi ne pas me le laisser ? Quitte à s’arranger avec ma première proposition… Pourquoi me mettre dans une situation si délicate et nerveusement éprouvante ? Parce que je leur coûte des sous ?

L’énergie du désespoir me gagne…
Et si, tant pis, je changeais d’employeur ? Si j’allais ailleurs après tout ? Il m’avait presque semblé signer un contrat de mariage tellement ce job me faisait plaisir, et j’ai reçu la signification du divorce par la poste. Vais-je m’acharner dans une relation de couple inégale où la confiance a été mise à mal ? J’ai besoin d’un travail certes, mais ils ne sont pas les seuls à pouvoir m’en offrir un.  Cette logique de l’employeur qui vous fait une faveur en vous employant est trèèès 2016 (et ce n’est pas un compliment à notre époque) et est franchement dégueulasse. Moi, je leur rends service en travaillant pour eux et en donnant le meilleur de ma personne pour le succès de leur entreprise (dans notre cas de leur fondation). C’est donnant-donnant non ?

A trois heures vingt-huit, voilà ce que j’ai dans le crâne, dans la tête. Je n’aime pas rester assise à un bureau et pourtant cette logorrhée m’a soulagée, mon ventre est moins douloureux, la lavande aspic a apaisé un peu mes brûlures.

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