Archives de Catégorie: Chroniques suedoises

Grossesse sur canapé : Drama-drama, Acte 2, scène 3

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Au cœur de la nuit du jeudi 17 novembre au vendredi 18 novembre, la fin

Au pire, eh bien je serai sans emploi. Au pire, j’aurai peut-être le chômage ou le minimum social le temps de la première année de vie de ma fille. Eh bien, on se débrouillera et on sera heureux. D’où le petit poème publié précédemment en intermède entre les deux Actes. Parce que la pauvre minette a dû baigner dans un drôle de mélange d’hormones de détresse, d’angoisse et de colère cet après-midi. Et ce n’est pas de sa faute. Ni de la mienne. C’est la vie, c’est tout. Parce qu’un job, même si c’était le job de rêve, ce n’est qu’un job. Et je dompterai ma peur de manquer tout autant que mes goûts de luxe (fichue parisienne snobinarde !). Et nous nous concentrerons sur toutes les merveilles de l’instant présent et des quatre saisons. Parce que nous avons un toit et un nouveau chauffage, et une baignoire et même… une machine à laver (vous ne pourrez l’ignorer celle là, elle n’est pas encore connectée ni à l’eau ni à l’électricité mais ça ne saurait tarder). Parce que nous aurons assez à manger, à nous vêtir et à aimer. Parce que nous sommes une famille unie, parce que nous avons des familles aimantes et des amis formidables. Et que finalement, c’est surtout ça qui compte.

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout de cet acte.

Voilà de quoi aider à retrouver un tantinet de calme et me redonner le sourire :

Voilà de quoi nourrir mon optimisme :

Et enfin une citation tirée d’un livre que K et moi affectionnons tout particulièrement :

Par-dessus bord l’encombrement mon frère ! Que l’esquif de ta vie soit léger, qu’il porte seulement le nécessaire, un logis accueillant et des plaisirs simples, un ou deux amis dignes de ce nom, un être que tu aimes et qui t’aime, un chat, un chien, une pipe ou deux, de quoi manger et de quoi te vêtir à ta suffisance, et un peu plus qu’assez à boire, car la soif est une chose à éviter.

C’est tiré de Trois hommes dans un bateau,
de Jérôme K. Jérôme,
et je suis au regret de vous dire que ça sonne bien mieux en anglais !

Grossesse sur canapé : Drama drama, Acte 2, scène 2

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Au cœur de la nuit du jeudi 17 novembre au vendredi 18 novembre, la suite

A trois heures quatre du matin, il me semble avoir plusieurs cartes à jouer. La première serait de proposer que ma période d’essai reprenne quand je reprends le travail à l’issu de mon congé maternité. Grande naïve que je suis, je pense bien que proposer à mon employeur de me juger sur mes compétences plutôt que sur mon absence peut-être un bon compromis. Pourtant j’ai reçu une lettre officielle signée du proviseur. Quelle est ma marge de manœuvre pour faire valoir ce qui me semble être de la justice et du bon sens ? Lire la suite

Grossesse sur canapé : Drama-drama, Acte 2, scène 1.

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Au cœur de la nuit du jeudi 17 novembre au vendredi 18 novembre.

A deux heures neuf du matin, ce qui fait le plus mal, c’est la main que j’ai ébouillantée en voulant remplir une bouillotte, dans l’espoir de calmer les douleurs de mon ventre. Il est tellement dur que le moindre mouvement de bébé est encore plus douloureux. Au moins ma baleinette bouge, au moins ma cervelle pense à autre chose. Mes phalanges rouges-écrevisse et la petite peau toute tendre entre les doigts sont un gouffre de sensations. Je me prends à repenser à l’article de Causette sur ces femmes kurdes qui s’immolent au kérosène dans leur cuisine, et je relativise sacrément dans la vie… Lire la suite

Des premières fois

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Depuis le mois de juillet, j’ai trente ans. Et ce n’est pas si terrible que ça. Couvant mon premier marmot (le bonheur), un CDI (en théorie) dans mon école de rêve, un K-parfait-d’amour, une famille et des amis en or-massif-qui brille, une vie riche et bien remplie…
Je me suis amusée des listes de toutes les choses à faire avant l’âge de 30 ans que l’on trouve sur le Net  Lire la suite

Grossesse sur canapé : Drama-drama, Acte 1

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Chère famille, chers amis,

j’ai passé ici sous silence mes déboires avec la sécurité sociale suédoise. Parce que (pour l’instant) ça finit bien, je peux vous dresser la synopsis de la petite histoire. Lire la suite

Baleine sur canapé : un océan d’amour

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J’ai beaucoup de gratitude à exprimer ces jours-ci. Je suis toujours baleine sur canapé et je suis heureuse.

Je reçois beaucoup de nourriture d’amour, d’attentions et de soutien. Ils viennent par courriel, par la poste, par colis, par téléphone, depuis l’Afrique jusqu’au Canada, avec une concentration française bien évidement. Lire la suite

Baleine sur canapé : carnet de bord depuis le navire-canapé, une longue croisière

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Plus d’un mois passé sur mon canapé, et si ma grossesse ne se précipite pas, encore deux mois et demi de canapé. Les jours pourraient défiler et se ressembler. Les jours pourraient être une suite grise et désespérante, uniforme et morne. Ce n’est pas que la croisière s’amuse, mais au moins je peux dessiner le soleil de ma traversée, en fleurir les bastingages malgré la nuit suédoise qui s’installe. Lire la suite