Archives de Catégorie: un peu de cinéma

Des Hommes et des Dieux, réalisé par Xavier Beauvois

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Il y a des hommes, de frères, des moines, qui, loin d’être reclus, vivent en bonne intelligence, et surtout en bon cœur, dans une petite communauté de l’Algérie rurale. Un village s’est construit autour de leur monastère, les moines semblent être encore toujours déjà là.

Plus qu’un évènement dans les remous de l’actualité internationale, si tragique fut-il, c’est le récit d’une épreuve. Lire la suite

L’été d’Isabelle, le film

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Si vous n’avez jamais mis les pieds au Kirghizistan, vous aurez envie d’y aller… ou de partir en courant !

Si, comme moi, vous y êtes allé une fois, vous mourrez envie d’y retourner,

Si vous venez de là, vous rirez de tous les clichés, mais serez tout de même un peu nostalgique…

Voici la critique du Monde : « En début de film, il y a bien un chapeau de paille. Pas d’Italie, comme chez Labiche, mais en Kirghizie. Ou Kirghistan. C’est dans ces plaines reculées de l’Asie centrale, où cavalcadent des troupeaux de chevaux sauvages, qu’a été élevé Aïdar (Bolot Tentimiyshov), le compagnon d’Isabelle (Natacha Régnier) à Paris. Avec une appréhension grandissante, il accepte de l’emmener dans son pays, pour la présenter à sa famille. Les consignes sont strictes : pas de cigarette ni de conduite incorrecte. Mais lui-même, dès son arrivée, ne respecte pas sa part du contrat, et présente Isabelle comme une collègue journaliste. »

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Et voici ou vous le procurer en toute légalité :
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1047713

http://www.universcine.com/films/l-ete-d-isabelle

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Cette histoire est un peu l’histoire de mon couple, mais pas trop quand même, heureusement moins dramatique. C’est une vie en Occident, et le contraste entre cette vie et la vie kirghize. C’est aussi une nostalgie de la vie à la campagne qui paraît si simple (et on sait qu’on a tellement tort) lorsque l’on se perd dans les méandres urbains et internationaux. Et l’identité au milieu de tout ca ? Quand on vit en Europe, que garde t’on de sa culture kirghize ? Des chaussons en feutre, un peu de déco, un drapeau qui sert de rideau de douche, de la vodka, quelques plats nationaux…

Plus prosaïquement : bien sur que je me suis identifiée à Isabelle. Au début du film, je l’ai trouvé un peu niaise ; je me suis demandé « C’est quoi son problème ? Pourquoi parle-t-elle français à tout le monde ? ». Et puis je me suis prise d’affection, je me suis souvenue avoir répondu en français à des gens qui me parlaient en russe et en kirghize : si je ne te comprends pas, tu ne me comprendras pas, mais au moins je te réponds. Contrairement à moi, Isabelle n’a pas râlé de toute son âme au sujet des toilettes au fond du jardin, mais je ne me suis pas baladée en petite culotte dans la cour de ferme (même si la prochaine fois j’apporte une chemise de nuit plus appropriée). Toujours est-il que moi aussi j’ai commencé mon séjour Kirghize par une noce, un ami de Marat célébrait son mariage le jour de notre arrivée, j’ai découvert tables et traditions kirghizes en compagnie de l’aristocratie de Bichkek. Pas mal pour une première expérience !

Pour compléter un peu le visionnage du film :

·      Même à la campagne, tous les kirghizes ne se baladent pas en permanence avec les chapeaux traditionnels sur le crane…

·      … et vous pouvez oublier aussi les chemises blanches – pas très réaliste quand on monte a cheval dans la poussière.

·      lorsque complètement saoul Aïdar envoie valser Isabelle, il ne dit pas « femme », mais « femelle » dit mon traducteur agréé (c’est pire ! Il mérite une paire de claques !)

·      que vient faire une pharmacienne russe dans un village si reculé ? (par ailleurs, c’est une actrice célèbre) Ils sont de la chance dans ce petit village !

·      à un moment on voit un cimetière traditionnel, souvent de guingois, je les trouve très jolis

·      et les montagnes… et le lac… je m’y retrouve, ils sont tellement beaux !

Je ne sais pas ce que les kirghizes imaginent des françaises après avoir vu ce film, je pense que nous passons pour des femmes de caractère !